Uccle : l’accueil débute malgré la justice
L’installation d’une partie des 230 demandeurs de protection internationale a débuté dans l’ancienne maison de repos de la rue Beeckman, à Uccle. Une décision que conteste la bourgmestre Valentine Delwart. Dans un message publié lundi sur Facebook, elle reproche au Samusocial d’anticiper sur la procédure judiciaire en cours. Saisi en urgence par des riverains opposés au projet, le tribunal avait suspendu l’ouverture du centre, sous astreinte, en attendant une audience en référé prévue le 5 août. Les magistrats doivent notamment vérifier la conformité du site aux règles urbanistiques. Le jugement définitif est attendu à la mi-août.
Selon la bourgmestre, le Samusocial a informé la commune de son intention d’accueillir les résidents avant cette échéance, donc sans attendre la décision du juge. Elle rappelle toutefois que l’ordonnance relève du droit civil : ni la police ni l’autorité communale ne disposent d’un pouvoir de contrainte pour en assurer l’exécution. Seules les parties requérantes peuvent, le cas échéant, faire constater une infraction par huissier et solliciter l’application des astreintes. La commune dit avoir transmis cette information aux riverains et précise que ses services ne prendront pas part à l’emménagement, tout en s’engageant à veiller à la sécurité des lieux et des personnes.
Interrogé par la RTBF, le Samusocial confirme l’arrivée de plusieurs dizaines de personnes, dont des familles, dès ce lundi. Sa directrice, Sarah De Liamchine, évoque cependant une incertitude : de nouveaux éléments juridiques viennent d’être transmis à ses avocats et pourraient remettre en cause le maintien des occupants sur le site. L’organisme chargé de l’hébergement se dit en attente d’une analyse, alors que le bras de fer judiciaire et politique autour de ce centre Fedasil à Uccle reste entier.
Crédit Photo : © Google Street View

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