RDC/Culture : Simon Kimbangu, le prophète de la libération congolaise

Simon Kimbangu, fondateur de l’une des plus grandes Églises indépendantes d’Afrique, a laissé un héritage indélébile dans l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC) et au-delà. Après avoir passé 30 ans en prison, exilé loin de son foyer par les autorités coloniales belges qui considéraient son mouvement comme une menace, Kimbangu est devenu un symbole de résistance et de libération pour son peuple. Son message religieux, axé sur la non-violence, l’autonomie et la résilience, s’est propagé à travers la RDC et a atteint la Belgique, faisant de lui une figure charismatique et influente. Aujourd’hui, des pèlerins affluent vers Nkamba, village situé au sud de Kinshasa, devenu un haut lieu spirituel où les fidèles rendent hommage au prophète. Le 6 avril est officiellement célébré comme la Journée Kimbangu, dédiée à « la lutte de Simon Kimbangu et à la conscience africaine ». Certains le comparent à Nelson Mandela, soulignant un destin marqué par la souffrance et la résistance, mais une reconnaissance internationale plus limitée. L’Église kimbanguiste, officiellement Église de Jésus-Christ sur la Terre par le prophète Simon Kimbangu, revendique entre 6 et 17 millions de fidèles. Son centre spirituel, Nkamba, surnommé la « Nouvelle Jérusalem », incarne le cœur du mouvement. Dans un contexte de crise sécuritaire majeure dans l’est de la RDC, où la ville de Goma est sous contrôle du groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda, l’héritage de Kimbangu prend une résonance particulière. Les responsables kimbanguistes rappellent que le prophète s’est sacrifié pour libérer son peuple, tandis que certains intellectuels dénoncent une élite déconnectée, davantage préoccupée par l’enrichissement personnel que par le bien commun. L’héritage de Kimbangu demeure un repère moral pour les Congolais, un appel à la lutte pour les droits et la dignité. Éditeur responsable Bamtv

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Massacre dans l’est de la RDC : l’ADF s’attaque aux civils

Une attaque odieuse a été perpétrée mercredi soir dans le village de Bafwakoa, situé dans l’est de la République démocratique du Congo, faisant au moins 43 morts et plusieurs disparus. Les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe islamiste ougandais affilié à l’État islamique, sont responsables de cette atrocité. Les combattants de l’ADF ont incendié des maisons dans le village, semant la terreur et la destruction parmi les habitants. L’armée congolaise a confirmé que 43 personnes avaient été tuées, tandis que les autorités locales font état d’au moins 56 morts et de plusieurs personnes prises en otage. Cette attaque est un exemple de la violence croissante exercée par l’ADF dans la région, qui évite tout affrontement direct avec l’armée pour cibler les civils. Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée congolaise, a dénoncé ces actes de vengeance contre la population, qui sapent les efforts de paix dans la région. L’ADF, qui a vu le jour en Ouganda à la fin des années 1990, a intensifié ses attaques dans l’est de la RDC ces dernières années, notamment près de la frontière avec l’Ouganda et dans les provinces de Goma et d’Ituri. Éditeur responsable Bamtv

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L’Est de la RDC : entre confusion et réajustement stratégique du M23

La situation reste tendue dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, où le groupe rebelle M23 est au centre d’une confusion générale. Selon des informations locales, les combattants du M23 auraient quitté des positions de longue date dans des localités telles que Lunyasenge, Bukununu ou Musiya. Cependant, le porte-parole du M23, Lawrence Kanyuka, a démenti tout retrait, affirmant que ces mouvements relevaient de « rotations stratégiques » de ses unités. Les forces rebelles se seraient repositionnées à Alimbongo, Kirumba et Kanyabayonga, un réajustement que les experts qualifient de tactique plutôt que de désengagement. L’ONU a tiré la sonnette d’alarme face à l’escalade du conflit, marquée par l’utilisation d’armes lourdes et de drones, ainsi que par les déplacements massifs de civils. Des organisations indépendantes dénoncent des violations des droits humains, en particulier la détention de civils dans des conditions inhumaines, des accusations que le M23 réfute catégoriquement. Malgré la pression exercée par les forces armées congolaises, le M23 conserve le contrôle de plusieurs zones stratégiques dans le Kivu, y compris des villes clés comme Goma et Bukavu. Éditeur responsable Bamtv

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Belgique : La diaspora congolaise face aux réformes du chômage

L’Ambassade de la République Démocratique du Congo (RDC) au Benelux, en collaboration avec 360 Sports & Arts, a l’honneur de vous inviter à une conférence-débat portant sur les réformes du système de chômage en Belgique et leurs implications pour la diaspora congolaise. Cette rencontre, qui aura lieu le 27 février 2026 de 17h00 à 20h00 à l’Ambassade de la RDC à Bruxelles, vise à informer et à échanger sur les nouveaux enjeux et les solutions d’accompagnement existantes pour les membres de la diaspora congolaise résidant en Belgique. L’événement sera l’occasion de mieux comprendre les changements apportés au système de chômage belge et de discuter des opportunités et des défis qui en découlent pour les Congolais de Belgique. Éditeur responsable Bamtv

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Beni, ville de l’espoir : un festival pour dire non à la guerre

La ville de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, a accueilli la quatrième édition du festival de musique Tumaini, un mot swahili qui signifie espoir. Pendant deux jours, les habitants de Beni ont célébré la paix, la résilience et l’unité face à la violence qui a marqué leur région pendant des années. « Chez nous à Beni, dans notre province, nous avons été victimes des guerres. La jeunesse est traumatisée et la population a du mal à avoir confiance en elle. Cela doit cesser », déclare Gerlas Mukokoma, un festivalier. Les artistes présents sur scène ont dénoncé les violences, rendu hommage aux victimes et appelé à la paix dans l’est du Congo. Le festival a également servi de cadre pour vulgariser la Résolution 2250 des Nations unies, qui reconnaît le rôle central des jeunes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Pour Benjamin Asimon, coordonnateur du festival, l’enjeu est fondamental : « Le désespoir était grand et dangereux. Le seul moyen de le combattre, c’est de consolider le peuple comme un seul homme, afin que l’ennemi comprenne que la population est soudée et imbattable. » Éditeur responsable Bamtv

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RDC : 78 œuvres du patrimoine restituées par l’Italie, un retour porteur de mémoire

La République Démocratique du Congo a accueilli ce mardi 78 œuvres culturelles rapatriées d’Italie, marquant une étape majeure dans la reconquête de son héritage. Longtemps conservées hors du continent, ces pièces rejoignent enfin leur terre d’origine, dans un geste fort à la fois symbolique, historique et identitaire. C’est le ministère congolais de la Culture qui a supervisé ce retour. La ministre Yolande Elebe souligne qu’il ne s’agit pas simplement d’un transfert matériel, mais d’un acte profond de réappropriation culturelle. Ces objets, liés à la royauté, à la spiritualité et au savoir, sont porteurs de récits anciens et de mémoire collective. Ce retour s’inscrit dans la dynamique plus large de restitution des biens africains spoliés durant la colonisation. Il symbolise une reconnaissance des injustices passées et une tentative de réparation. Pour la RDC, ces pièces contribuent à reconstruire une histoire éclatée, à retisser le lien entre passé et présent, et à nourrir une fierté générationnelle. Cette restitution pourrait aussi inspirer d’autres démarches similaires. En posant ce geste, l’Italie ouvre la voie à de futures restitutions et donne un signal clair aux autres nations encore détentrices d’objets congolais. Éditeur responsable Bamtv

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RDC : L’art comme porte-voix de la crise environnementale à Goma

Dans l’est de la République démocratique du Congo, la ville de Goma est marquée par les cicatrices de l’insécurité et les effets du changement climatique. Pourtant, c’est dans ce contexte difficile que l’art émerge comme un puissant moyen d’expression. L’exposition Chini ya Ardhi (Sous-sol en français) réunit des artistes locaux et internationaux pour dénoncer les impacts environnementaux dévastateurs et sensibiliser à la crise climatique. Les œuvres présentées sont des cris silencieux, des témoignages poignants des réalités environnementales de Goma, de la présence du volcan à la tension sécuritaire qui pèse sur la vie quotidienne. L’artiste française Camille Bleu Valentin, présente aux côtés de jeunes créateurs locaux, souligne l’inspiration qu’elle a puisée dans le contexte de Goma, où les interdépendances complexes entre les sociétés sont évidentes. Les tableaux et sculptures exposés sont empreints de résilience et de détermination, appelant à une prise de conscience collective. Les artistes portent un message d’espoir et d’urgence, invitant la communauté internationale à agir face à la situation complexe que traverse la région. L’exposition est un témoignage vibrant de la force des communautés de l’Est de la RDC et un rappel pressant à l’action. Éditeur responsable Bamtv

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RDC-Ressources Africaines : vers une nouvelle ère de développement durable

La République démocratique du Congo (RDC) réclame une part plus équitable des bénéfices issus de l’exploitation de ses ressources minières, notamment le cobalt. Le gouvernement exige que les accords miniers se traduisent par un développement tangible et une valorisation locale. Cette position complique les négociations avec les États-Unis, qui cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en cobalt face à la concurrence chinoise.     En Tunisie, une startup transforme des déchets de crabes bleus en chitosane de qualité pharmaceutique, un biomatériau polyvalent et biodégradable. Cette initiative non seulement réduit les déchets, mais positionne également la Tunisie comme un pôle d’innovation biotechnologique durable. Parallèlement, en Afrique, des engrais durables sont développés pour améliorer les rendements agricoles tout en protégeant l’environnement.     Ces initiatives montrent que l’Afrique peut tirer parti de ses ressources naturelles pour créer de la valeur ajoutée et promouvoir un développement durable. La RDC peut utiliser son cobalt pour développer son industrie locale, tandis que la Tunisie peut valoriser ses déchets de crabes bleus pour créer des produits innovants. L’Afrique peut également devenir une puissance agricole mondiale grâce aux engrais durables.

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RDC–Rwanda : vers un accord de sécurité sous médiation américaine pour stabiliser la région

Alors qu’un accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda est attendu pour signature le mois prochain, les deux pays ont commencé à mettre en œuvre des mesures sécuritaires concrètes, sous l’égide des États-Unis. Cet engagement marque une étape majeure vers la désescalade, bien que des tensions persistent quant au rythme des avancées. L’accord, négocié lors d’une réunion à Washington les 17 et 18 septembre, entrera en vigueur le 1er octobre, selon un communiqué conjoint cosigné par les États-Unis, le Qatar, le Togo et la Commission de l’Union africaine. Dans ce cadre, les membres du mécanisme conjoint de coordination de la sécurité ont échangé des renseignements sur la situation réelle sur le terrain. Ces informations ont permis de définir une stratégie progressive de désengagement, visant à neutraliser les FDLR, réduire les tensions et lever certaines mesures défensives prises par Kigali. Cependant, un rapport interne révèle que la réunion de septembre au département d’État américain a été marquée par des désaccords persistants, notamment autour de la nature du M23 et des liens présumés entre ce groupe armé et le Rwanda. Faites un DON pour Nous soutenir en cliquant sur le lien https://www.belafrika.tv/donation/

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Santé-Ebola en RDC : lancement d’une campagne de vaccination d’urgence à Bulape

Une campagne de vaccination ciblée contre le virus Ebola a été lancée dans la zone de santé de Bulape, au cœur de l’épidémie déclarée début septembre en République démocratique du Congo (RDC). Un premier lot de 400 doses du vaccin Ervebo a été acheminé sur place depuis le stock national, qui compte 2 000 doses. En complément, le Groupe international de coordination pour les vaccins a validé l’envoi de 45 000 doses supplémentaires pour soutenir les efforts de riposte. Les autorités sanitaires ont opté pour une stratégie de vaccination en anneau, ciblant les contacts proches des cas confirmés ainsi que les professionnels de santé en première ligne, les plus à risque. Le vaccin utilisé, Ervebo, protège spécifiquement contre la souche Zaïre ebolavirus, à l’origine de l’épidémie actuelle, selon l’OMS. D’après les chiffres officiels du ministère de la Santé à Kinshasa, 20 cas ont été confirmés, 32 autres sont suspectés, et 16 décès ont été enregistrés. En parallèle, des traitements par anticorps monoclonaux (Mab114) sont administrés dans les centres de prise en charge. Le virus Ebola, souvent transmis par la faune des forêts tropicales de la RDC, provoque fièvre, douleurs, diarrhées, et peut subsister dans l’organisme humain des années après l’infection. Pour répondre à la situation, l’OMS a déployé 48 spécialistes (épidémiologistes, cliniciens, logisticiens, experts en communication), et travaille en collaboration avec les pays frontaliers, notamment l’Angola, pour renforcer les dispositifs de prévention. L’organisation estime le risque sanitaire élevé en RDC, modéré dans la région et faible à l’échelle mondiale, tout en appelant la communauté internationale à agir rapidement pour soutenir les efforts de confinement de l’épidémie. Faites un DON pour Nous soutenir en cliquant sur le lien https://www.belafrika.tv/donation/

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