Sahel en péril : l’appel pressant de l’ONU
À la suite des assauts survenus au Mali le week-end dernier, ayant entraîné le décès du ministre de la Défense Sadio Camara et la prise de Kidal, les Nations unies ont exprimé leur vive préoccupation. Depuis New York, lors d’un point de presse, Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général, a relayé la ferme condamnation d’António Guterres à l’endroit de ces attaques coordonnées, tout en réaffirmant la solidarité de l’Organisation envers le peuple malien. « Le Secrétaire général exhorte à une mobilisation internationale concertée afin de juguler la progression de l’extrémisme violent et du terrorisme dans le Sahel, et de répondre aux impératifs humanitaires pressants. Il renouvelle son appel à une coopération sécuritaire étroite et cohérente à l’échelle régionale », a-t-il souligné. L’Organisation attire également l’attention sur la précarité humanitaire qui prévaut au Mali. Antérieurement à cette nouvelle crise, 6,4 millions de personnes requéraient déjà une assistance, et 1,5 million d’individus faisaient face à une insécurité alimentaire aiguë. Le Plan d’aide humanitaire et d’intervention, estimé à 578 millions de dollars, n’est à ce jour financé qu’à hauteur de 13 %. Il subsiste ainsi un déficit de 76 millions de dollars, a précisé M. Dujarric. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreSoudan : l’indifférence face à l’abîme humanitaire
D’après les chiffres rendus publics mardi par le Programme des Nations unies pour le développement, près de sept Soudanais sur dix vivent à présent sous le seuil de pauvreté, alors que cette proportion s’établissait à environ 38 % avant le déclenchement du conflit, en avril 2023. L’appel de fonds lancé par les Nations unies afin de mobiliser 2,9 milliards de dollars en faveur du Soudan pour l’année en cours n’est couvert qu’à hauteur de 16 %, dans un contexte de contraction des contributions des États membres à l’aide internationale. La communauté internationale paraît, de fait, détourner le regard de cette guerre qui engendre la plus grave crise humanitaire de la planète. « Trois années de guerre au Soudan ont provoqué la plus grande catastrophe humanitaire au monde. Le conflit a anéanti les moyens de subsistance, déraciné des communautés entières et précipité des millions d’individus dans la famine. Celle-ci persiste dans plusieurs régions du pays. Les travailleurs humanitaires, les convois et les entrepôts demeurent la cible d’attaques, mettant en péril la vie de nos collaborateurs et entravant l’acheminement de notre assistance. Pourtant, pour des millions de Soudanais, le PAM constitue l’unique planche de salut. Chaque mois, nous fournissons une aide alimentaire et nutritionnelle à près de 4 millions de personnes. Cette assistance sauve des vies, permet aux familles de subsister et préserve la cohésion sociale », a souligné Carl Skau, Directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial. Le conflit a déjà causé des dizaines de milliers de morts, contraint plus de 11 millions de personnes à l’exode et provoqué ce que l’ONU qualifie de plus vaste crise de déplacement et de famine à l’échelle mondiale. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreMines terrestres : l’ONU sonne l’alerte en Éthiopie et au Soudan
L’Organisation des Nations Unies (ONU) a lancé un appel à la communauté internationale pour s’attaquer à la contamination par les mines terrestres en Éthiopie et au Soudan. Les responsables du programme d’action contre les mines terrestres de l’ONU dans ces deux pays ont souligné l’importance de mobiliser davantage de financement et de sensibilisation pour éviter que ces nations ne retombent dans le conflit. Rob Syfret, responsable pour l’Éthiopie, a déclaré que la stabilité de la région était en jeu et que tout devait être mis en œuvre pour empêcher le pays de retomber dans la guerre. Il a ajouté que l’Éthiopie risquait de devenir un pays d’après-conflit oublié, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses. Au Soudan, la situation est encore plus alarmante, avec une contamination par les mines terrestres qui s’ajoute à la guerre actuelle. Mohammad Sediq Rashid, responsable du Programme d’action contre les mines au Soudan, a expliqué que les risques liés aux explosifs étaient omniprésents à Khartoum, dans les habitations, les routes, les écoles et les hôpitaux. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreONU : Les représentants africains font l’éloge de leur diversité culturelle
À l’ONU, les discours ne représentent pas l’unique moyen d’expression au sein de l’Assemblée générale. Encore une fois cette année, au-delà des déclarations formelles, la mode s’est subtilement affirmée comme un véritable langage diplomatique. De nombreux représentants africains ont utilisé la plateforme internationale pour mettre en valeur leur culture, leur identité et leur histoire à travers leurs vêtements. Une mode qui véhicule héritage et fierté. Maryam Bello, originaire du Nigeria, a attiré les regards avec sa robe traditionnelle hausa, aux teintes éclatantes. « Conçue pour mettre en valeur la beauté et illustrer la culture africaine », a-t-elle déclaré, mettant l’accent sur l’abondance des traditions de sa nation. Selon Sofonea Shale, représentante du Lesotho, l’option du mokorotlo, ce fameux chapeau conique traditionnel, avait une importance considérable : « Il représente la montagne, cet asile où le créateur de notre nation a su se préserver. » Un hommage à la résilience et à l’histoire nationale. À Madagascar, Aurélie Razafinjato a choisi une tenue qui allie tradition et modernité, mettant l’accent sur le motif floral. « Les fleurs sont bénéfiques aux femmes, à la résilience, à l’autonomisation », a-t-elle précisé. Carol Labor, originaire de Sierra Leone, a porté une robe spécialement réalisée pour l’événement… en Gambie. Une décision qui témoigne des connexions culturelles et textiles reliant les nations africaines au-delà des délimitations politiques. En ce qui concerne l’Afrique de l’Est, Yvonne Anyango du Kenya portait une tenue en tissu Ankara Kitenge, connue pour ses motifs audacieux. Elle considérait cela comme un emblème représentant à la fois son identité nationale et les liens culturels à travers tout le continent. Bien que d’autres délégués venant de pays tels que la Grèce, la Bolivie, le Bhoutan ou la Norvège aient aussi mis l’accent sur leur héritage vestimentaire, les délégués africains se sont particulièrement démarqués en faisant des couloirs de l’ONU une véritable plateforme d’expression culturelle.
Read MoreCameroun : L’ONU exhorte à assurer des élections transparentes et libres
Quelques semaines avant le scrutin présidentiel prévu au Cameroun en octobre, les Nations Unies ont fait part de leur vive inquiétude mardi à Genève quant à l’augmentation des limitations aux libertés essentielles. Volker Türk, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, a exhorté les autorités camerounaises à mettre en place un contexte favorable à une élection libre, claire, qui inclut tout le monde et qui se déroule dans la paix. « Un contexte sûr et propice aux droits de l’homme est essentiel pour des élections dignes de confiance », a-t-il souligné, notant que « cela ne paraît hélas pas être la situation au Cameroun ». D’après les constatations de l’ONU, diverses manifestations ont été proscrites en raison des limitations imposées aux partis d’opposition. On a également observé des anomalies dans l’inscription des électeurs, certaines figures politiques ont été écartées de la compétition électorale et un entretien télévisé en direct a été interrompu par les forces de l’ordre. Le Haut-Commissaire a condamné les menaces et le harcèlement adressés aux opposants, soulignant que la présence équitable de tous les Camerounais est « essentielle ». Au début d’août, 53 individus ont été appréhendés devant la Cour constitutionnelle à Yaoundé pendant que celle-ci examinait des recours des tribunaux électoraux. Bien qu’elles aient été relâchées depuis, M. Türk indique que « leur interpellation n’aurait pas dû avoir lieu ». Ces actions font partie d’un cadre plus vaste de limitations imposées à la société civile, avec plusieurs ONG mises en suspend ou interdites et le soutien à d’autres groupes restreint. Le Haut-Commissaire a aussi exhorté les autorités à combattre les propos haineux et les provocations à la violence, pour assurer un environnement électoral paisible et respectueux des droits de base. Jeremy Laurence, porte-parole du Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, a pris la parole lors d’une conférence de presse bimensuelle tenue à Genève : « Nous appelons aujourd’hui le Gouvernement du Cameroun à garantir un environnement propice à un scrutin libre, transparent, inclusif et véritable. Un accès équitable à la participation aux processus électoraux pour tous les Camerounais est absolument essentiel. » Avant l’élection, l’ONU souligne l’importance capitale de s’assurer de la transparence, de l’équité et de la sûreté du processus électoral. Ceci est essentiel pour permettre à tous les Camerounais d’exercer intégralement leurs droits démocratiques dans un contexte libre et pacifique. Faites un DON pour Nous soutenir en cliquant sur le lien https://www.belafrika.tv/donation/
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