Afrique du Sud/Contrat controversé : Masemola devant la justice
Le général Fannie Masemola, actuellement suspendu de ses fonctions, a comparu devant le tribunal de première instance de Pretoria dans le cadre d’une affaire portant sur l’attribution présumée irrégulière d’un marché public. Le litige porte sur l’octroi d’un contrat évalué à près de 228 millions de rands à la société Medicare 24, liée à Vusimuzi Matlala, identifié par les enquêteurs comme une figure centrale d’un réseau criminel organisé. Le parquet retient contre Fannie Masemola quatre chefs d’accusation pour manquement à la loi sud-africaine sur la gestion des finances publiques. Lors de l’audience, la Direction des enquêtes anticorruption a précisé que les échanges avec Vusimuzi Matlala étaient achevés, mais que de nouveaux éléments recueillis lors de ces consultations justifiaient la poursuite des investigations et l’implication de suspects supplémentaires. La défense de Vusimuzi Matlala a obtenu le maintien de son client au centre correctionnel de Kgosi Mampuru afin de permettre la poursuite des consultations et l’achèvement de la procédure. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreRéforme du chômage : une explosion des recours en justice
Les chiffres sont éloquents : le nombre d’actions en justice intentées contre les exclusions du chômage a plus que triplé depuis la mise en œuvre de la réforme, selon les données des auditorats du travail francophones citées par L’Echo. Entre septembre 2025 et fin mars, les quatre auditorats – Liège, Hainaut, Brabant wallon et Bruxelles – ont enregistré environ 3 650 recours contre des exclusions du chômage, contre moins de 2 000 dossiers par an en temps normal. Les régions les plus touchées sont Liège et le Hainaut, où les auditorats ont constaté une augmentation significative des recours. L’auditorat de Liège, qui couvre les provinces de Liège, Namur et Luxembourg, a enregistré plus de 2 000 recours, soit plus du double de la moyenne annuelle. Le Hainaut est également fortement impacté, avec une augmentation importante attendue du retard de traitement des dossiers, faute de renfort en personnel. Les auditorats du Brabant wallon et de Bruxelles sont également concernés, bien que dans une moindre mesure. L’auditorat de Bruxelles a enregistré plus de 870 requêtes depuis septembre 2025, principalement de la part de francophones. Les conséquences de la réforme se font sentir, avec un alourdissement de la charge administrative pour les auditorats. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreNigeria : l’ancien ministre de la Justice Abubakar Malami devant la justice
L’ancien ministre nigérian de la Justice, Abubakar Malami, a comparu devant la Haute Cour fédérale d’Abuja pour répondre d’accusations de terrorisme et de fraude. Cette mise en accusation intervient après des allégations de crimes financiers qui avaient déjà entaché sa réputation. M. Malami, qui a occupé les fonctions de procureur général et de ministre de la Justice entre 2015 et 2023, est accusé d’avoir « sciemment » encouragé « le financement du terrorisme en refusant de poursuivre les financiers du terrorisme dont les dossiers avaient été transmis à son bureau ». Les deux accusés ont plaidé non coupables. Abubakar Malami avait déjà été accusé, avec sa femme et son fils, de blanchiment d’argent pour un montant de 8,7 milliards de nairas (environ 6 millions de dollars). Le Nigeria est confronté à une insurrection qui a fait plus de 40 000 morts et contraint près de deux millions de personnes à quitter leur foyer. La corruption demeure un fléau pour le pays, qui figure à la 142ème place sur 182 pays pris en compte dans l’indice de perception de la corruption 2025 de Transparency International. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreFaim et justice : un jeune Burkinabè condamné pour avoir tenté de trouver à manger
À Banfora, au Burkina Faso, un jeune apprenti chauffeur de 22 ans, appelé Samuel (nom d’emprunt), a été jugé pour avoir tenté de pénétrer dans un restaurant fermé afin de calmer sa faim. Les faits remontent à la nuit du 1er décembre 2025. Venant de Bobo-Dioulasso, affamé et sans ressources, il a essayé d’entrer dans l’établissement en déchirant la partie basse de la porte. Pris sur le fait par le vigile, il n’a opposé aucune résistance et a reconnu avoir agi uniquement sous le coup de la faim. Lors du procès, la propriétaire du restaurant a choisi de ne pas se constituer partie civile. Elle a même demandé aux forces de l’ordre de ne pas malmener le jeune homme et n’a réclamé aucun dommage. Pourtant, le ministère public a requis une peine d’un an de prison, dont six mois fermes, assortie d’une amende de 500 000 FCFA. Le Tribunal de grande instance de Banfora a suivi ces réquisitions, mais en accordant un sursis total à la peine. Samuel échappe donc à l’incarcération immédiate, mais reste officiellement reconnu coupable de tentative de vol et doit s’acquitter des frais de justice. Cette affaire soulève des interrogations sur l’équilibre entre la rigueur des lois et les réalités sociales vécues par de nombreux jeunes en situation de précarité. Le geste de Samuel n’était pas motivé par l’avidité, mais par un besoin vital. Son histoire met en lumière une problématique bien plus large : comment la justice peut-elle intégrer une dimension humaine face aux délits commis par nécessité ? Éditeur responsable Bamtv
Read MoreAcquittement des puéricultrices de la crèche Dourlet : la justice tranche après neuf ans de procédure
La cour d’appel du Hainaut a rendu son arrêt ce vendredi 5 décembre 2025 dans l’affaire de la crèche Dourlet, à Charleroi, acquittant les trois puéricultrices accusées de défaut d’entretien d’une mineure dont elles avaient la garde. Le décès de la petite Ciena, un nourrisson de trois mois retrouvé sans vie dans l’établissement en mai 2016, avait déclenché une procédure judiciaire longue et complexe. La cour, après avoir consacré deux audiences à ce dossier, a entièrement réformé le jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Charleroi en mars 2024, estimant qu’aucune infraction n’était constituée. Les magistrats n’ont retenu aucune des préventions initialement mises à charge des prévenues, notamment l’homicide involontaire, la non-assistance à personne en danger et le défaut d’entretien d’un mineur. La cour a souligné que la petite Ciena avait été victime d’une mort subite du nourrisson et que les éléments médicaux et les témoignages d’experts judiciaires n’avaient pas permis d’établir une relation de causalité entre les négligences reprochées et le décès de l’enfant. Les juges ont également noté que les puéricultrices avaient immédiatement sollicité de l’aide et fait appel à la personne formée aux gestes de réanimation présents dans l’institution lorsqu’elles avaient pris conscience de la gravité de l’état de l’enfant. L’arrêt met définitivement un terme à une procédure ouverte il y a près de neuf ans, qui avait profondément marqué tant les familles que le personnel de la crèche. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreLe Palais de Justice de Bruxelles : un bâtiment en décrépitude
Le Palais de Justice de Bruxelles est dans un état déplorable. Des fuites d’eau, des pannes d’électricité et des problèmes de chauffage sont monnaie courante. L’Auditorat du Travail a récemment inspecté les lieux et a constaté que les conditions de travail des policiers de la DAB ne respectent pas les normes de bien-être au travail. Les cellules pour détenus sont insuffisantes et insalubres, avec des rats et des souris qui se promènent dans les locaux. Les douches pour les policiers sont froides et la température dans les locaux oscille entre 14 et 16,5°. Malgré quelques rénovations récentes, le bâtiment nécessite un lifting en profondeur. L’Auditorat du Travail demande aux autorités responsables d’accélérer la mise en œuvre du plan de rénovation et de compléter les travaux nécessaires. Le communiqué de l’Auditorat du Travail est clair : si les autorités ne prennent pas les mesures nécessaires, des mesures coercitives pourraient être prises. La situation est critique et il est temps que les autorités prennent des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail des policiers et la sécurité des détenus. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreRDC : L’ancien ministre de la Justice a été condamné pour corruption
Mardi, une cour supérieure du Congo a condamné un ancien ministre de la Justice à trois ans de travaux forcés, après l’avoir déclaré coupable d’avoir détourné 19 millions de dollars destinés à financer un projet pénitentiaire dans le pays. Constant Mutamba, qui a quitté son poste en juin, a été jugé coupable d’avoir détourné de l’argent prévu pour la construction d’une prison locale à Kisangani, au nord du pays. Ces peines de travaux forcés au Congo ont été précédemment purgées en détention, cependant nous n’avons pas pu établir dans l’immédiat si la situation de l’ancien ministre était un cas particulier. La Cour de cassation a déterminé que Mutamba avait agi avec l’intention de s’enrichir de manière illégale et qu’il n’avait pas suivi la procédure appropriée dans le contexte du projet. L’ex-ministre a plaidé non coupable face aux accusations de détournement de fonds formulées à son encontre par les procureurs d’État. Son cas a été examiné comme un point névralgique de la répression menée par le gouvernement congolais contre la corruption endémique ayant entravé le progrès du pays. Joel Kitenge, l’avocat de Mutamba, a critiqué cette décision, suggérant qu’elle était marquée par des irrégularités. « Le peuple est informé de la manière dont l’affaire a été traitée », a-t-il déclaré. « Mutamba n’a pas volé l’argent. Notre client n’a bénéficié d’aucune circonstance atténuante. L’ancien président Kabila du Congo est poursuivi par le procureur, qui réclame la peine capitale pour des crimes de guerre. Les voies principales conduisant au tribunal dans la capitale, Kinshasa, ont été fermées, alors que des dizaines d’agents de sécurité ont été mobilisés en prévision d’éventuels troubles avant le verdict. Mutamba, qui a été nommé ministre de la justice en 2024, a également été candidat présidentiel en 2023 et s’est distingué auparavant comme un acteur clé dans la bataille contre la corruption. Durant son mandat, il a adopté des décisions jugées controversées, y compris la proposition de la peine capitale pour les journalistes ayant rapporté sur les activités des rebelles M23, appuyés par le Rwanda, dans l’est du pays dévasté par la guerre. Faites un DON pour Nous soutenir en cliquant sur le lien https://www.belafrika.tv/donation/
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