Cinéma : Cotton Queen de Suzannah Mirghani remporte le premier prix au Festival du film de Thessalonique
Le film soudanais Cotton Queen de Suzannah Mirghani a remporté le premier prix du Festival du film de Thessalonique, l’Alexander d’or, la plus haute distinction de l’événement. Ce drame est le premier long-métrage de la réalisatrice soudanaise et a impressionné le jury du festival. « Cotton Queen » raconte l’histoire de Nafisa, une adolescente qui travaille dans les champs de coton de sa grand-mère au Soudan tout en rêvant du jeune homme qu’elle aime. Cependant, l’arrivée d’un riche entrepreneur londonien bouleverse sa vie et celle de sa communauté, qui planifie son avenir à son insu. Suzannah Mirghani a dédié ce prix au Soudan, actuellement en proie à une guerre civile dévastatrice, ainsi qu’à ses acteurs et à son équipe soudanais qui luttent pour survivre et « cherchent une issue ». Cette reconnaissance internationale souligne le talent et la détermination de la réalisatrice et de son équipe. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreThe Extraordinary Film Festival : Le cinéma au-delà des frontières
Du 6 au 9 novembre, le Delta à Namur accueillera la 8e édition du « The Extraordinary Film Festival » (TEFF), un festival de cinéma dédié au thème du handicap. Pendant quatre jours, le festival proposera une sélection exceptionnelle de films qui mettent en lumière diverses situations de handicap à travers des fictions, des documentaires et des films d’animation. Fictions et documentaires : Le festival proposera dix longs-métrages et 28 courts-métrages, dont l’avant-première belge de « Qui brille au combat » de Joséphine Japy. Courts-métrages : Les courts-métrages seront regroupés en cinq séances, avec une double diffusion en semaine et le week-end. Concours Fais ton court : Le festival accueillera 11 courts-métrages réalisés dans le cadre du concours Fais ton court. Public multiculturel : Le TEFF est un festival multiculturel où chaque voix, chaque histoire et chaque regard trouve sa place. Séances pédagogiques : Le festival propose plusieurs séances pédagogiques à destination du milieu scolaire, qui représente un bon quart du public. Fréquentation en hausse : La précédente édition avait attiré 8 313 personnes sur cinq jours de festival et six délocalisations. Prix et reconnaissance : Treize prix seront remis à l'issue du festival, dont sept décernés par le jury, quatre par le public et deux par la RTBF. Après les quatre jours de festival au Delta, 56 films seront projetés dans plusieurs villes de la Fédération Wallonie-Bruxelles du 17 au 24 novembre. Venez découvrir le cinéma autrement avec le TEFF. Faites un DON pour Nous soutenir en cliquant sur le lien https://www.belafrika.tv/donation/
Read MoreCotton Queen : Un long métrage soudanais présenté au 82e Festival international du film de Venise
« Le premier long-métrage de Suzannah Mirghani, une chronique sur la transition vers l’âge adulte se déroulant dans un village soudanais, est un véritable cas d’exception : une narration qui prend place au Soudan sans se focaliser sur les points sombres du pays. » Le film féministe « Cotton Queen », l’un des rares longs-métrages réalisés par des réalisatrices soudanaises, a fait ses débuts mondiaux cette semaine dans la section Semaine internationale de la critique du 82e Festival international du film de Venise. Il a reçu un accueil enthousiaste. « C’est vraiment un rêve devenu réalité d’être ici », a déclaré Mirghani à l’Associated Press jeudi. « Évidemment, c’est un peu difficile aussi parce que le Soudan est actuellement en guerre, donc il est difficile d’être heureux, mais je suis très heureuse de participer à ce film et je suis contente que le Soudan bénéficie d’une certaine visibilité qui ne se concentre pas uniquement sur ses aspects négatifs, que nous montrions une autre facette du pays, son aspect culturel », a-t-elle ajouté. L’histoire du film prend place dans un village soudanais axé sur la culture du coton depuis de nombreuses générations, où une jeune fille appelée Nafisa (Mihad Murtada) grandit en écoutant sa grand-mère, la figure matriarcale de la communauté Al-Sit, évoquer les récits de lutte contre les colonisateurs britanniques. « Le coton occupe une place centrale dans l’histoire du Soudan, mais il est également associé à une longue histoire de souffrances et de colonialisme. Cette industrie était en effet un projet colonial britannique », explique Mirghani. « Il est donc étroitement associé à la domination, à l’exploitation, et c’est une chose si délicate, si belle. J’ai donc vraiment joué sur ces contradictions entre le fait qu’il s’agisse d’une ressource à exploiter, mais aussi d’un élément qui soude la communauté », a-t-elle déclaré. Cependant, quand un entrepreneur étranger prometteur arrive avec des promesses de progrès et de coton génétiquement modifié, Nafisa se trouve au centre d’une bataille intense pour l’avenir du village. Face à l’opposition du changement à la tradition, elle commence néanmoins à trouver sa propre voix et sa propre force. Nafisa, résolue à défendre ses terres et son patrimoine, assume une nouvelle fonction qui changera radicalement son existence et celle de sa collectivité. Mirghani, une réalisatrice d’origine soudano-russe résidant au Qatar, a tourné un court-métrage inspiré de cette histoire au Soudan et avait l’intention de retourner sur place pour réaliser un long-métrage en utilisant les mêmes comédiens. Toutefois, quand le conflit a débuté au Soudan, elle a dû réaliser le film en Égypte. « Le plus difficile n’était pas seulement le tournage… construire le Soudan en Égypte, mais aussi travailler avec les gens, beaucoup de gens qui sont aujourd’hui des réfugiés, les Soudanais qui ont émigré là-bas, dont beaucoup sont aujourd’hui des réfugiés. C’était donc difficile, non seulement à cause des problèmes de production habituels auxquels on doit faire face, mais aussi à cause du traumatisme psychologique très profond causé par la guerre. » Le Festival international du film de Venise a lieu jusqu’au 6 septembre.
Read MoreKorean Film Festival 2024: Bruxelles au cœur de l’événement
Bruxelles accueille pour la douzième année, le meilleur du cinéma coréen dénommé Korean Film Festival selon les informations du journal LESOIR ce mercredi 25 septembre 2024. Une bactérie de films, un forum et un invité de marque , c’est ainsi donné le programme destiné à mettre une nouvelle fois en lumière le 7e art tel qu’il est pratiqué aujourd’hui au « pays du Matin calme ». Ainsi, la nouvelle édition de Korean Film Festival Belgium débutera donc ce 26 septembre 2024. Pour cet événement inédit, il se déroulera notamment pour la première fois au cinéma Palace. De plus, c’est à ce même endroit que se tiendra un forum animé par des panélistes connaisseurs et destiné aux cinéphiles comme aux professionnels, mais aussi la cérémonie d’ouverture : cerise sur le danpatjuk (porridge coréen à base de haricots azukis sucrés), à cette occasion le cinéaste Kim Jee-woon est invité et appelé à se prêter à l’exercice de la masterclass.
Read MoreLe film L’Empire du Silence sous la « menace d’une censure »
« L’Empire du Silence » est une production sortie en 2022 qui retrace des crimes et des violations des droits humains pendant la guerre en République Démocratique du Congo. Ce film fait aujourd’hui l’objet d’une citation pénale directe à comparaitre devant le tribunal de Kinshasa, Thierry Michel, le réalisateur et Christine Pireaux, la productrice. Les deux auteurs du film seraient accusés de plagiat et de contrefaçon par Gilbert Balufu Mbaye et Balufu Bakupa Kanyinda, respectivement réalisateur et producteur. Les frères Balufu menaceraient de faire saisir le film de Thierry Michel et surtout de l’interdire, ce qui constitue une entrave à la diffusion de cette production qui dérange plus d’un en République Démocratique du Congo et même dans certains pays voisins de la RDC d’autant qu’il fait des révélations sur de nombreux crimes dont certains leaders politiques de cette partie de l’Afrique centrale seraient tenus pour responsables. Dans leur plainte, les frères Balufu auraient relevé 80 points qui reproduiraient des extraits du film « Congo le Silence des Crimes Oubliés ». Ils reprocheraient également à Thierry Michel d’avoir frauduleusement porté atteinte aux droits d’auteurs de leur film sorti en 2015… et de violer l’imagination collectif congolais. Des accusations que réfute Alexis Deswaef : « Il n’y a que quatre images communes entre les deux films et ces images appartiennent à l’agence de presse Capa que la production du film de Thierry Michel a payé les droits d’auteurs ». L’avocat et vice-président de la FIDH s’appuie également sur une étude comparée des deux films menée par la Scam (Société civile des auteurs multimédia) dont font partie notamment Thierry Michel et les frères Balufu. Pour la Scam, une manifestation d’une divergence de vue serait la cause et l’explication de cette procédure ouverte par les frères Balufu. Thierry Michel et Christine Pireaux à leur tour ont déposé deux plaintes pénales conjointes pour diffamation devant les tribunaux belges et congolais contre les frères Balufu. Pour des organisations de la société civile de la diaspora congolaise qui étaient présentes à cette rencontre avec la presse, derrière cette cabale judiciaire il pourrait y avoir une main politique vu le harcèlement dont sont victimes des leaders d’opinion engagés dans la campagne Justice For Congo parmi lesquels le docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018 soutient Christian Liongo de Kopax – Conscience congolaise pour la Paix. Dans cette affaire, Thierry Michel et Christine Pireaux ont un soutien appuyé de diverses organisations de la société civile et aussi de l’association des journalistes professionnels AJP. Davy Koutiangba Ed. Responsable: BAM- TV
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