Afrique : La Somalie dans l’attente de l’après-15 mai

Le ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles du gouvernement fédéral, Hassan Moalim Mahmoud, a participé à une réunion bilatérale réunissant le gouvernement fédéral somalien et les ambassadeurs des pays de l’Union européenne soutenant la Somalie, a rapporté lundi l’Agence de presse somalienne. VIDÉO A SUIVRE Selon l’agence, la réunion s’est concentrée sur l’évolution de la situation sécuritaire, la révision de la Constitution du pays, le déroulement des élections en cours selon le système « une personne, une voix », ainsi que sur les questions de développement économique et de réforme des institutions de gouvernance. Le ministre a affirmé que le gouvernement fédéral poursuivait ses efforts visant à développer les institutions judiciaires et à renforcer la participation populaire directe au processus démocratique, afin de contribuer à la construction d’institutions étatiques fortes et efficaces, selon la même source. Cela intervient alors que la Somalie traverse une crise politique, à seulement quatre jours de la fin du mandat du président Hassan Sheikh Mohamud, dans un climat d’incertitude quant à son avenir politique, tandis que l’opposition est descendue dans la rue pour protester contre cette situation. Des manifestations qui se poursuivent Le dirigeant de l’opposition somalienne Abdirahman Abdishakur Warsame affirme que les manifestations se poursuivront jusqu’à la mise en place d’« un gouvernement légitime », tandis que d’autres opposants expliquent que ces protestations visent à exprimer le mécontentement général envers le président Hassan Sheikh Mohamud et son gouvernement. Le président est accusé de superviser des saisies de terres et de faciliter des expulsions illégales de citoyens de leurs habitations, prétendument exécutées par des hommes d’affaires réputés proches de la présidence. Abdishakur avait auparavant mis en doute la sincérité des intentions du président Hassan Sheikh Mohamud concernant l’appel à un dialogue national, accusant le gouvernement d’utiliser les discussions de réconciliation comme une couverture politique tout en poursuivant, selon lui, un agenda caché visant à prolonger le mandat présidentiel. Il a déclaré : « L’appel au dialogue n’est pas lancé de bonne foi. Il ne vise ni la réconciliation ni le consensus, mais cherche à fabriquer une acceptation politique et à fournir une couverture à des décisions unilatérales ainsi qu’à une éventuelle prolongation du mandat. » Alors même que le gouvernement adresse des appels officiels à des pourparlers de réconciliation, Abdishakur estime qu’il continue à imposer des amendements constitutionnels controversés sans large consensus national, ajoutant que « malgré cet appel formel au dialogue, les actes du président continuent de contredire son esprit », l’accusant d’avoir choisi « l’escalade et la polarisation » plutôt que de prendre des mesures de confiance. Il a insisté sur le fait que « la prolongation du mandat présidentiel est devenue le moteur central de l’actuelle confrontation constitutionnelle », ajoutant : « La prolongation est une ligne rouge qui ne doit ni ne peut être franchie. » Un déploiement militaire sans précédent Dans le même temps, à la suite des manifestations annoncées par l’opposition dimanche 10 mai 2026 à Mogadiscio, les autorités somaliennes ont imposé des mesures de sécurité draconiennes dans la capitale, déployant chars et véhicules blindés dans les rues, fermant les principaux axes routiers et encerclant les domiciles des dirigeants de l’opposition, tandis que des avions turcs F-16 survolaient la ville à très basse altitude, soulevant des interrogations sur la nature du rôle turc en Somalie. L’utilisation des forces de sécurité en Somalie a suscité une indignation populaire contre ce que les critiques considèrent comme une « politisation » des forces sécuritaires et leur utilisation pour réprimer les voix de l’opposition, alors même que la Somalie traverse une crise humanitaire complexe. En l’absence d’accord politique, le pays pourrait se retrouver confronté à une situation constitutionnelle complexe. L’opposition a annoncé qu’elle ne reconnaîtrait aucune poursuite du pouvoir en dehors du cadre constitutionnel, affirmant qu’après la mi-mai elle ne reconnaîtrait plus le président. La coalition du « Conseil de l’avenir de la Somalie » a accusé le gouvernement de plonger le pays dans un état « d’incertitude politique ». Dans un communiqué, elle a évoqué ce qu’elle décrit comme des violations comprenant des déplacements forcés, le pillage des biens publics et la répression de catégories de jeunes, ainsi que l’utilisation des institutions de l’État en dehors des cadres constitutionnels. La coalition a réaffirmé son rejet de toute prolongation du mandat présidentiel hors du cadre constitutionnel et a souligné que le mandat actuel du président somalien prend fin le 15 mai 2026. Elle a estimé qu’après cette date, « le président ne disposera plus d’aucune légitimité constitutionnelle » et deviendra « un simple citoyen » si aucun consensus politique n’est trouvé concernant la prochaine phase de transition. Les mouvements de l’opposition et des régions Parallèlement à la mobilisation de l’opposition, plusieurs États fédérés, dont South West State, Puntland et Jubaland, avaient rejeté les propositions de réformes électorales et d’amendements constitutionnels, notamment l’application d’un système électoral fondé sur le principe « une personne, une voix » ainsi que la modification de la Constitution provisoire, des propositions que les dirigeants régionaux et les groupes d’opposition jugent dépourvues d’un large consensus. Les autorités du Puntland et du Jubaland, ainsi que des figures de l’opposition à Mogadiscio, ont mis en garde contre la proposition gouvernementale, estimant qu’elle pourrait déstabiliser le fragile cadre politique du pays et éventuellement prolonger le mandat de l’administration actuelle. Les opposants considèrent que les efforts de Hassan Sheikh Mohamud pour modifier la Constitution provisoire du pays, instaurer un nouveau système électoral et redessiner la carte fédérale constituent une tentative unilatérale de remodeler le système fédéral somalien afin de concentrer le pouvoir exécutif entre les mains de la présidence et de prolonger le pouvoir de Mohamud au-delà de la fin de son mandat, prévue dans moins d’une semaine. Les observateurs soulignent que les prochains jours seront décisifs et qu’il est nécessaire de parvenir à un consensus politique sur les élections afin d’éviter au pays de nouvelles crises et turbulences politiques susceptibles d’offrir au mouvement Al-Shabaab l’occasion de se réorganiser et d’étendre sa sphère d’influence. Une transparence inexistante Dans le même temps, à la suite

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Crise en Guinée-Bissau : la CEDEAO évalue les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel

Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, s’est exprimé sur les suites de la mission de la CEDEAO à Bissau, tenue le samedi 10 janvier 2026. À cette occasion, le président Bassirou Diomaye Faye a participé à des échanges de haut niveau avec les responsables militaires actuellement au pouvoir, issus du coup d’État du 26 novembre 2025. Cheikh Niang a révélé qu’un mémorandum a été soumis par le commandement militaire à la délégation régionale. Ce document expose les actions prévues pour rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays. Il sera prochainement examiné par les chefs d’État de la CEDEAO. Toutefois, le ministre a précisé que la durée de transition annoncée, fixée à 12 mois, ne répond pas aux normes habituellement retenues par l’organisation, d’où la création d’un comité restreint de médiation chargé de suivre l’évolution du processus. Le Sénégal fait partie de ce mécanisme. Par ailleurs, la délégation a pris le temps de rencontrer des figures politiques actuellement en détention. L’objectif : encourager une transition apaisée, inclusive et respectueuse des principes démocratiques. Éditeur responsable Bamtv

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Crise au Festival d’Angoulême : les auteurs de BD appellent au boycott

Le Festival de la bande dessinée d’Angoulême est en pleine tourmente. Une vingtaine de lauréats du Grand prix, dont des noms prestigieux de la BD mondiale, ont signé une tribune appelant au boycott de l’événement en raison de la reconduction de la société 9eArt + comme organisateur. Les signataires dénoncent un festival qui accumule les scandales, les erreurs de communication et le manque d’ambition, tout cela dans une totale opacité de gestion. L’annonce de la reconduction de 9eArt + a suscité l’indignation du secteur, déjà marqué par une édition 2025 entachée par une grave crise de confiance avec la société organisatrice. Les appels au boycott se multiplient sur les réseaux sociaux avec le mot-clé NOFIBD2026. Le Syndicat national de l’édition et le Syndicat des éditeurs alternatifs ont également exprimé leur rejet de la reconduction de 9eArt +. Le ministère de la Culture a regretté que les contours des éditions futures restent flous et a appelé à une clarification. La Cité internationale de la BD et 9eArt + ont jusqu’au 20 novembre pour présenter un projet commun. Le festival, créé en 1974, est organisé par 9eArt + depuis 2007, mais la situation actuelle laisse planer un doute sur son avenir. Éditeur responsable Bamtv

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Zanzibar : les touristes pris au piège de la crise politique

Des touristes sont bloqués à l’aéroport de Zanzibar en Tanzanie en raison de l’annulation de nombreux vols internationaux. La situation est due aux violences qui ont éclaté après la réélection contestée de la présidente Samia Suluhu Hassan avec plus de 97% des voix. Les touristes, comme Irvine René, un Français, attendent désespérément de pouvoir rentrer chez eux, mais la situation reste incertaine. Les autorités ont imposé un couvre-feu et les violences post-électorales ont fait des centaines de morts selon l’opposition, ce que conteste le pouvoir. L’Union européenne a appelé les autorités à la retenue pour préserver des vies. Les touristes bloqués à Zanzibar espèrent que la situation se calmera rapidement pour qu’ils puissent rentrer chez eux. Éditeur responsable Bamtv

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Crise du carburant au Mali : les écoles et universités suspendent leurs activités pour deux semaines

Face à une pénurie aiguë de carburant liée à un blocus imposé par des groupes djihadistes, le gouvernement malien a annoncé la suspension temporaire des cours dans toutes les écoles et universités du pays. La décision a été communiquée par le ministre de l’Éducation, Amadou Sy Savane, lors d’une intervention à la télévision nationale. « Les établissements scolaires et universitaires resteront fermés du lundi 27 octobre au dimanche 9 novembre 2025. La reprise des cours est prévue pour le 10 novembre », a-t-il déclaré. Il a précisé que cette mesure vise à protéger les élèves et le personnel éducatif, dont les déplacements sont fortement perturbés par le manque de carburant. Des ajustements seront opérés sur les calendriers scolaires afin de garantir la poursuite normale de l’année académique et l’achèvement des programmes, a ajouté le ministre. Cette situation fait suite à l’interdiction des importations de carburant décrétée début septembre par le groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Cette mesure a paralysé l’acheminement de carburant vers le Mali, déjà fortement dépendant de ses pays voisins pour ses approvisionnements. Des centaines de camions-citernes restent bloqués aux frontières, aggravant la crise énergétique et paralysant plusieurs secteurs. Le Mali, aux côtés du Burkina Faso et du Niger, est confronté à une insécurité chronique provoquée par des insurrections djihadistes et des groupes armés actifs dans la région du Sahel. Faites un DON pour Nous soutenir en cliquant sur le lienhttps://www.belafrika.tv/donation/

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Bruxelles : la crise politique sans précédent qui paralyse la région

La région bruxelloise est plongée dans une crise politique sans précédent, révélant les limites du système institutionnel complexe de la capitale. Selon Jean Faniel, directeur général du CRISP, cette crise est le résultat de dysfonctionnements profonds et de divisions idéologiques et linguistiques. Le système des deux collèges électoraux, francophone et néerlandophone, complique la donne politique. L'arrivée de la "Team Fouad Ahidar" a perturbé les équilibres traditionnels, mais selon Jean Faniel, la quasi-totalité des partis politiques porte une part de responsabilité dans les difficultés. Les règles électorales binaires ne reflètent plus la réalité de la population bruxelloise, qui a évolué au fil du temps. Les divisions idéologiques et linguistiques pèsent lourdement dans l'équation politique, et les négociations budgétaires sont tendues.   Jean Faniel s'étonne du rythme des négociations, qui semblent se faire de manière espacée et sans urgence. Cette crise révèle également une transformation profonde de la culture politique bruxelloise, où l'esprit de compromis a laissé place à une logique de polarisation. La crédibilité de la région est en jeu, et des voix s'élèvent pour demander la mise sous tutelle de Bruxelles. Les affaires courantes deviennent de plus en plus douloureuses pour la population bruxelloise, et les conséquences tangibles se font déjà sentir. Faites un DON pour Nous soutenir en cliquant sur le lien https://www.belafrika.tv/donation/

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