N’Djaména : Bakara, berceau des talents
La troisième édition du Festival Au Cœur de l’Art vient de s’achever à Bakara, aux portes de N’Djaména, avec pour dessein affirmé de faire de la création artistique un instrument d’émancipation destiné à la jeunesse. Orchestrée par l’association Au Nom de l’Art, la manifestation a rassemblé, plusieurs jours durant, des artistes confirmés et des talents émergents autour de la thématique « Réimaginer l’éducation ». Porté depuis trois ans par le chanteur et directeur artistique Célestin Mawndoé, ce rendez-vous culturel réunit des créateurs venus d’horizons divers et la jeunesse tchadienne autour d’une certitude commune : l’art ouvre des horizons tangibles. « Il en va de l’avenir. Nous voulons démontrer à cette nouvelle génération qu’il est possible de vivre de son art sur cette terre. Leur talent est immense », affirme-t-il. L’édition 2026 a permis à plus de cinq cents jeunes de suivre des formations artistiques, tandis qu’un millier d’enfants issus des quartiers précaires de Bakara ont participé à des ateliers élaborés en collaboration avec l’UNICEF. La clôture a donné lieu à un concert réunissant plusieurs visages prometteurs de la scène nationale, dont Pulcherie. Née au Cameroun de parents tchadiens, l’artiste conjugue RnB, afro-soul et afrobeat dans une œuvre engagée, reflet des voix et des aspirations des femmes africaines. Pour elle, cette participation marque un retour délibéré à ses origines : « Le festival m’a révélé un public nouveau. Je souhaite que le peuple tchadien me reconnaisse comme une fervente de sa musique. » L’assistance a également acclamé KaeZy, de son vrai nom Djekadom Netombaye Junior, devenu l’un des artistes les plus suivis du pays. Son titre « Ato Bane Wa », chanté en ngambaye et viral sur TikTok en 2025, s’est imposé comme un hymne à la fierté nationale et à la ténacité. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreCameroun : Du cheval-vapeur au cheval royal
Au Cameroun, le musée de Demsa, établi au sein du Lamidat de Gashiga Demsa, retrace l’usage millénaire du cheval sur le territoire national. Le lieu reçoit des visiteurs venus du septentrion, de l’ensemble du pays et de l’étranger, à l’exemple d’étudiants de Garoua, capitale régionale située à quarante kilomètres de cette cité frontalière. Créé en 2007 par le Lamido Moustapha Moussa, le musée étonne par l’ampleur et la diversité de ses collections d’artefacts anciens, qui documentent la place du cheval depuis des siècles dans la cour royale et dans le Lamidat. « J’ai non seulement acquis des connaissances sur le cheval et son importance au sein de la chefferie, mais également sur l’ensemble des harnachements qui confèrent parade et prestance à la royauté. Nous avons aussi découvert le cheval mécanique, incarné ici par des véhicules anciens que l’on ne voit d’ordinaire qu’à la télévision », relate Soudi Salé, visiteur résidant à Garoua. « Comment attirer les habitants de Garoua ici, même en l’absence de fantasia ? Il fallait un objet touristique tel que ce musée. À travers lui, nous entendons perpétuer la tradition, l’héritage du cheval. Dans le musée, la voiture côtoie le cheval. Le lien réside dans la puissance que symbolise l’automobile, mesurée en chevaux. Le lien tient à l’évolution de la locomotion : hier les chevaux, aujourd’hui les voitures. Sans oublier la valeur intrinsèque de ces automobiles de collection, que l’on ne retrouve plus ailleurs », précise Ahmadou Ahidjo, responsable du Musée. À Demsa Gashiga, l’institution sauvegarde le passé tout en forgeant, depuis des décennies, une nouvelle attractivité autour du cheval. Des fantasias y sont organisées chaque mois afin d’affirmer que, malgré la modernité, l’animal demeure l’âme de la région. Rappelons que Gashiga est limitrophe du Nigeria. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreArt : L’Oscar s’ouvre à l’IA
L’Académie des arts et des sciences du cinéma a, pour la première fois, encadré l’éligibilité des œuvres recourant à l’intelligence artificielle dans les règles applicables à la 99e cérémonie des Oscars, en 2027. Vendredi, l’institution a publié une série de mises à jour couvrant plusieurs catégories, insistant sur la primauté de la paternité humaine sans pour autant proscrire l’usage de l’IA. Les dispositions nouvellement adoptées prévoient que « ces outils n’aident ni ne nuisent aux chances d’obtenir une nomination ». S’agissant de l’interprétation, seuls les rôles « manifestement interprétés par des humains avec leur consentement » pourront être considérés. L’Académie s’est abstenue de statuer sur l’éligibilité de la future prestation de Val Kilmer générée par intelligence artificielle, les producteurs ne l’ayant pas encore soumise. La question dépendra notamment de la manière dont l’artiste sera crédité, et sera examinée « au cas par cas », a précisé Bill Kramer, directeur général de l’Académie. Pour les scénarios, la règle est sans équivoque : « les scénarios doivent être écrits par des humains pour être éligibles ». D’importantes modifications concernent également la catégorie des films internationaux, objet de critiques récurrentes. Désormais, les œuvres distinguées par les plus hautes récompenses de festivals prestigieux seront éligibles, indépendamment d’une sélection nationale. La branche des acteurs aligne par ailleurs ses pratiques sur celles des autres sections : un interprète pourra désormais être nommé plusieurs fois dans une même catégorie pour des œuvres distinctes. Enfin, l’Académie a clarifié les critères relatifs aux chansons originales présentées durant le générique de fin. Pour être éligible, une chanson dont la première partie est diffusée au générique final doit chevaucher au moins les 15 dernières secondes du film avant le début dudit générique. La chanson originale lauréate cette année, « Golden », issue de « KPop Demon Hunters », avait été utilisée à plusieurs reprises au cours du métrage. Éditeur responsable Bamtv
Read MorePamoja : l’art de la connexion
Bam TV met à l’honneur Pamoja Links Afterwork2, rencontre de distinction où l’art du réseautage s’allie à une atmosphère des plus raffinées. Conçu comme un instant de convergence et d’échange, cet afterwork rassemble des personnalités inspirantes autour de cocktails signatures, d’une programmation musicale ciselée et de mets délicats. L’écrin choisi se prête aux dialogues féconds, à l’élargissement des cercles professionnels et à la dégustation d’une expérience d’exception. Vendredi 24 avrilDe 18 h 00 à 22 h 00Maison Pamoja, Ramillies, Brabant wallonParticipation : 39 €, réservation impérative Tenue requise : Black & White Une soirée où l’élégance appelle les opportunités. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreO.Héritage : l’art de la transmission culturelle
O.Héritage, notre partenaire exposant, vous invite à plonger dans un univers où la culture, le style et la transmission se rencontrent. La marque met en avant des créations qui reflètent des inspirations culturelles et des savoir-faire uniques, racontant des histoires, des identités et des héritages pluriels. Dans le cadre de l’événement « Langues, mémoires et appartenances », O.Héritage vous propose de découvrir un regard différent sur ce qui nous compose. Venez explorer l’univers de la marque et laissez-vous inspirer par la diversité des expressions culturelles. Quand ? Samedi 18 avril 2026, 17h – 20hOù ? Espace Rasquinet, SchaerbeekEntrée ? Gratuite, inscription obligatoire Éditeur responsable Bamtv
Read MoreKAPEENGA : l’harmonie entre tradition et modernité
KAPEENGA est une marque de maroquinerie qui célèbre l’artisanat africain traditionnel tout en proposant des créations contemporaines et élégantes. Chaque pièce est soigneusement pensée pour mettre en valeur le savoir-faire artisanal tout en s’inscrivant dans une vision moderne du style. KAPEENGA incarne une maroquinerie porteuse de sens, où chaque pièce raconte l’histoire d’un héritage revisité avec finesse. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreJosée, l’art du maquillage au service de l’authenticité
Josée est maquilleuse professionnelle certifiée et passionnée, reconnue pour sa capacité à sublimer chaque visage avec justesse et créativité. Elle conçoit des mises en beauté sur mesure, pensées pour mettre en valeur l’éclat naturel de chacun·e, sans jamais masquer l’essentiel. Elle a développé sa propre méthode, “Les Popotes de Josée”, une approche unique qui allie précision, écoute et adaptation parfaite aux teints, textures et envies. Du look minimaliste au style audacieux, elle travaille exclusivement avec des produits naturels, soucieux de la peau et de l’environnement. De la scène aux coulisses, en passant par les séances privées ou les ateliers, Josée transforme chaque prestation en un moment de confiance, d’expression et de beauté sincère. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreBelgique : Exposition internationale d’art contemporain – art3f Bruxelles
Du 21 au 23 novembre 2025, Brussels Expo accueillera la 9e édition d’art3f, l’un des rendez-vous majeurs de l’art contemporain en Europe.Un salon qui casse les codes, réunit des artistes de tous horizons et offre une immersion totale dans la création actuelle. 🗓 Horaires• 21/11 : 16h – 22h• 22/11 : 10h – 20h• 23/11 : 10h – 18h 📍 Brussels Expo – Palais 3Place de Belgique 1, 1020 Bruxelles Découvertes artistiques, rencontres avec les créateurs, émotions visuelles… art3f est l’événement parfait pour s’inspirer, s’émerveiller et vivre l’art autrement. 🎟 Billetterie disponible ici : art3f.fr/form/fr-bruxelles-fb25
Read MoreRDC : L’art comme porte-voix de la crise environnementale à Goma
Dans l’est de la République démocratique du Congo, la ville de Goma est marquée par les cicatrices de l’insécurité et les effets du changement climatique. Pourtant, c’est dans ce contexte difficile que l’art émerge comme un puissant moyen d’expression. L’exposition Chini ya Ardhi (Sous-sol en français) réunit des artistes locaux et internationaux pour dénoncer les impacts environnementaux dévastateurs et sensibiliser à la crise climatique. Les œuvres présentées sont des cris silencieux, des témoignages poignants des réalités environnementales de Goma, de la présence du volcan à la tension sécuritaire qui pèse sur la vie quotidienne. L’artiste française Camille Bleu Valentin, présente aux côtés de jeunes créateurs locaux, souligne l’inspiration qu’elle a puisée dans le contexte de Goma, où les interdépendances complexes entre les sociétés sont évidentes. Les tableaux et sculptures exposés sont empreints de résilience et de détermination, appelant à une prise de conscience collective. Les artistes portent un message d’espoir et d’urgence, invitant la communauté internationale à agir face à la situation complexe que traverse la région. L’exposition est un témoignage vibrant de la force des communautés de l’Est de la RDC et un rappel pressant à l’action. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreL’art comme refuge : à Nairobi, Wajukuu Arts redonne espoir à une jeunesse marquée par la violence
À Nairobi, dans le quartier défavorisé de Mukuru, le collectif artistique Wajukuu Arts offre une alternative précieuse à la jeunesse exposée à la violence des gangs. Créé en 2003 par une quarantaine d’adolescents en quête de sécurité et d’expression, le groupe se veut un havre de paix et un tremplin vers un avenir meilleur. « Wajukuu », qui signifie « petits-enfants » en swahili, symbolise l’héritage que ces jeunes souhaitaient bâtir dans une société où la brutalité policière et les tensions sociales sont monnaie courante. Lazarus Tumbuti, cofondateur du collectif, témoigne de cette réalité à travers ses œuvres : il y dépeint les combats quotidiens des jeunes mères abandonnées et des enfants livrés à eux-mêmes. Avec le temps, Wajukuu s’est mué en centre de formation artistique et technique. Trente jeunes y apprennent aujourd’hui la photographie, la vidéo, le design web ou encore les arts visuels. Les activités du groupe touchent jusqu’à 150 enfants, grâce à des programmes éducatifs et créatifs. Shabu Mwangi, autre cofondateur et artiste visuel, insiste sur la portée thérapeutique de l’art : il aide les jeunes à exprimer leurs blessures invisibles et à surmonter leurs luttes intérieures. Selon lui, dans des milieux où les difficultés économiques étouffent toute écoute, l’art devient un langage de survie et de transformation. Malgré les pertes certains membres ayant été tués ou ayant quitté le projet l’esprit de Wajukuu perdure. Il incarne aujourd’hui une résistance artistique et un espoir de changement pour une jeunesse trop souvent oubliée. Éditeur responsable Bamtv
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