Le cancer colorectal : Un tueur silencieux qui frappe la Belgique
Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer en Belgique, avec 7 personnes qui meurent chaque jour de cette maladie. Pourtant, s’il est détecté tôt, ce cancer se guérit dans la grande majorité des cas. Un test de dépistage gratuit est disponible pour les personnes de plus de 50 ans, mais son utilisation varie considérablement selon les régions. En Flandre, le taux de participation au test de dépistage est de 48%, alors qu’il chute à 26% en Wallonie et à peine 10% à Bruxelles. Cette différence s’explique par des politiques de prévention différentes, notamment l’envoi automatique du kit de dépistage en Flandre, alors qu’il faut se le procurer en pharmacie en Wallonie et à Bruxelles. Le Dr Jean-Benoît Burion, médecin coordinateur à BruPrev, souligne que « le cancer du côlon ne provoque pas normalement de symptôme s’il n’est pas à un stade avancé. La seule manière de détecter ce cancer, c’est grâce au dépistage ». Le Dr Francesco Sclafani, responsable de l’unité de cancérologie colorectale à l’Institut Jules Bordet, ajoute que « le dépistage est important, car il permet de détecter la maladie à un stade précoce, lorsque les chances de guérison sont plus élevées ». Éditeur responsable Bamtv
Read MoreSANTÉ : La myopie, une épidémie mondiale qui menace
La myopie est un trouble de la vision qui se caractérise par une vision floue de loin et une vision nette de près. Selon les experts, 90% des étudiants en Chine, en Corée et au Japon portent des lunettes, tandis qu’en Europe, 50% de la population pourrait être myope d’ici à 2050. Les causes de cette épidémie sont multiples. Les habitudes de vie, telles que le travail de près, la surscolarisation et la surexposition aux lumières artificielles, jouent un rôle important. Les écrans sont également pointés du doigt, mais ce n’est pas la seule cause. Les facteurs héréditaires sont également à prendre en compte. Il existe plusieurs moyens de correction, tels que les lunettes, les lentilles, les opérations au laser et l’orthokératologie. Cependant, il est important de consulter un professionnel pour choisir la meilleure option. Pour prévenir la myopie, il est recommandé de prendre des bonnes habitudes dès le plus jeune âge, comme passer plus de temps à l’extérieur, maintenir une distance raisonnable avec les écrans et faire des pauses régulières. La règle des 20-20 est également utile : 20 minutes de travail de près, suivies de 20 secondes de pause pour regarder loin. Les dépistages réguliers sont également essentiels, surtout si l’on a des antécédents familiaux. La progression de la myopie peut être freinée si elle est rapidement diagnostiquée. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreLe tétanos : une maladie quasi éradiquée grâce au vaccin
Le tétanos est une maladie douloureuse et souvent mortelle qui a quasi disparu de nos contrées, mais qui fait encore des ravages dans certaines parties du monde. Grâce au vaccin, qui a été introduit il y a 100 ans, des millions de vies ont été sauvées. Mais il est important de ne pas baisser la garde, car des voix s’élèvent pour remettre en cause l’utilité de la vaccination. Le tétanos est causé par une bactérie, le Clostridium tétanique, qui se trouve dans la terre et les excréments d’animaux. La contamination se produit lorsque la bactérie pénètre dans l’organisme par une plaie, même minime. Les symptômes sont graves : spasmes, paralysie et asphyxie. Le vaccin est la seule protection efficace contre le tétanos. Il est administré aux bébés dès l’âge de 2 mois et doit être renouvelé plusieurs fois au cours de la vie. Les adultes qui travaillent à l’extérieur ou qui ont des loisirs en plein air doivent également se faire vacciner. Malheureusement, certains parents refusent de faire vacciner leurs enfants, ce qui est incompréhensible pour le pédiatre Philippe Lannoo. « Grâce à ce vaccin, cette maladie est quasi éradiquée. Pourtant, en consultation, on passe souvent beaucoup de temps à convaincre les gens sur le bienfait de la vaccination », déplore-t-il. Si vous vous blessez et que vous n’êtes pas à jour de vaccination, il est important de consulter un médecin. Il est possible de rattraper le retard de vaccination, mais il est préférable de ne pas attendre. Le tétanos est une maladie évitable, mais il est important de prendre les précautions nécessaires pour se protéger. Alors, n’attendez pas, faites-vous vacciner. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreCancer du col de l’utérus : un fléau évitable, un combat mondial à intensifier
Chaque année, le cancer du col de l’utérus emporte 350 000 vies sur les 660 000 femmes touchées à travers le monde. Derrière ce chiffre alarmant se cache une réalité tragique : la grande majorité de ces décès surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où les femmes ont peu accès aux outils de prévention, de dépistage et de traitement. Pourtant, cette forme de cancer figure parmi les plus évitables, grâce à des solutions simples et efficaces. À l’origine du cancer, on retrouve presque toujours une infection persistante au papillomavirus humain (HPV), un virus sexuellement transmissible extrêmement courant. La vaccination, administrée idéalement entre 9 et 14 ans, constitue aujourd’hui la meilleure arme pour prévenir cette infection avant qu’elle ne provoque des lésions précancéreuses. En complément, le dépistage régulier reste indispensable, même chez les femmes vaccinées, car il permet d’identifier à temps les cellules anormales avant qu’elles ne se transforment en cancer. Ce suivi est d’autant plus crucial chez les femmes vivant avec le VIH, dont le risque est nettement plus élevé. Face à cette urgence mondiale, l’Organisation Mondiale de la Santé s’est fixé trois grands objectifs à l’horizon 2030 : vacciner 90 % des jeunes filles avant l’âge de 15 ans, dépister 70 % des femmes à 35 et 45 ans, et traiter 90 % de celles diagnostiquées. Atteindre ces cibles nécessite une volonté politique affirmée, des investissements durables dans les systèmes de santé et une mobilisation sociale pour lever les tabous. C’est un défi à la hauteur de l’enjeu : sauver chaque année des centaines de milliers de vies évitables. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreLes additifs alimentaires : un risque pour la santé ?
Les additifs conservateurs, présents dans de nombreux aliments ultratransformés, pourraient être à l’origine de cancers et de diabète de type 2. Deux études dirigées par l’épidémiologiste nutritionnelle française Mathilde Touvier ont mis en évidence un lien entre la consommation de ces additifs et l’apparition de ces maladies. Les additifs en question, tels que les E200 à E299, sont utilisés pour prolonger la durée de vie des aliments, améliorer leur apparence et prévenir l’oxydation. Cependant, leur consommation excessive et prolongée pourrait avoir des effets néfastes sur la santé. Les études, qui ont porté sur plus de 100 000 adultes, ont montré que 11 des 17 additifs étudiés étaient associés à un risque accru de cancer, et 12 à un risque accru de diabète de type 2. Les additifs les plus préoccupants incluent les sorbates, les sulfites et les nitrites. Les chercheurs soulignent que ces résultats sont préliminaires et nécessitent des études complémentaires pour confirmer les liens de cause à effet. Cependant, ils encouragent les consommateurs à être vigilants et à privilégier les aliments frais et peu transformés. Pour identifier les additifs dans les produits alimentaires, les consommateurs peuvent consulter la liste des ingrédients et utiliser des applications telles que Open Food Facts. Les autorités européennes de sécurité alimentaire réévaluent régulièrement la sécurité des additifs, mais les chercheurs appellent à une prise en compte de l’effet cocktail de ces substances. En attendant, les experts recommandent de varier son alimentation, de limiter la consommation d’aliments ultratransformés et de privilégier les produits frais et naturels. Comme le souligne Nicolas Guggenbühl, une alimentation bien conçue doit être suffisamment variée et en étant suffisamment variée, quelque part, on varie aussi les poisons. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreVaccins à ARNm : un nouvel espoir dans la lutte contre le cancer
Des vaccins contre le COVID-19, comme ceux de Pfizer et Moderna à base d’ARN messager, pourraient bien avoir un effet bénéfique inattendu : renforcer l’efficacité des traitements contre certains cancers. D’après une étude menée par le Dr Adam Grippin du centre MD Anderson, les patients atteints de cancers du poumon ou de la peau et ayant reçu un vaccin à ARNm dans les 100 jours suivant le début d’un traitement par immunothérapie ont présenté une survie nettement plus longue que ceux non vaccinés. « Nos analyses sur plus de 1 000 patients montrent que le vaccin, combiné à l’immunothérapie, améliore clairement les résultats à long terme », indique le chercheur. Les chercheurs pensent que ces vaccins agissent comme un stimulant du système immunitaire, permettant à l’organisme de mieux identifier et attaquer les cellules cancéreuses. Une autre étude souligne que les patients vaccinés avaient presque deux fois plus de chances d’être encore en vie trois ans après le début de leur traitement, comparés aux non-vaccinés. Bien que ces résultats soient prometteurs, les scientifiques appellent à la prudence. Des essais cliniques plus larges seront nécessaires pour valider cette potentielle avancée médicale. Le Dr Grippin conclut : « Ces vaccins pourraient non seulement renforcer l’immunité, mais ouvrir la voie à de futures thérapies à base d’ARNm pour les cancers résistants aux traitements classiques. » Une piste innovante qui relance le débat sur les applications médicales de la technologie ARNm, bien au-delà du COVID-19. Faites un DON pour Nous soutenir en cliquant sur le lienhttps://www.belafrika.tv/donation/
Read MoreSanté-Ebola en RDC : lancement d’une campagne de vaccination d’urgence à Bulape
Une campagne de vaccination ciblée contre le virus Ebola a été lancée dans la zone de santé de Bulape, au cœur de l’épidémie déclarée début septembre en République démocratique du Congo (RDC). Un premier lot de 400 doses du vaccin Ervebo a été acheminé sur place depuis le stock national, qui compte 2 000 doses. En complément, le Groupe international de coordination pour les vaccins a validé l’envoi de 45 000 doses supplémentaires pour soutenir les efforts de riposte. Les autorités sanitaires ont opté pour une stratégie de vaccination en anneau, ciblant les contacts proches des cas confirmés ainsi que les professionnels de santé en première ligne, les plus à risque. Le vaccin utilisé, Ervebo, protège spécifiquement contre la souche Zaïre ebolavirus, à l’origine de l’épidémie actuelle, selon l’OMS. D’après les chiffres officiels du ministère de la Santé à Kinshasa, 20 cas ont été confirmés, 32 autres sont suspectés, et 16 décès ont été enregistrés. En parallèle, des traitements par anticorps monoclonaux (Mab114) sont administrés dans les centres de prise en charge. Le virus Ebola, souvent transmis par la faune des forêts tropicales de la RDC, provoque fièvre, douleurs, diarrhées, et peut subsister dans l’organisme humain des années après l’infection. Pour répondre à la situation, l’OMS a déployé 48 spécialistes (épidémiologistes, cliniciens, logisticiens, experts en communication), et travaille en collaboration avec les pays frontaliers, notamment l’Angola, pour renforcer les dispositifs de prévention. L’organisation estime le risque sanitaire élevé en RDC, modéré dans la région et faible à l’échelle mondiale, tout en appelant la communauté internationale à agir rapidement pour soutenir les efforts de confinement de l’épidémie. Faites un DON pour Nous soutenir en cliquant sur le lien https://www.belafrika.tv/donation/
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