Les voix décoloniales : Un combat pour la reconnaissance
L’héritage colonial continue de peser sur la société contemporaine, entravant la réalisation de l’universalisme tant prêché. Face à cette réalité, des collectifs décoloniaux émergent, déterminés à briser les chaînes de la domination raciale. Leur objectif : décoloniser les esprits, les espaces publics et les manuels scolaires. Ces voix afrodescendantes décoloniales sont comme des lames affûtées, tranchant les nœuds gordiens du racisme et des dominations. Elles dénoncent un système structurel qui perpétue les inégalités, au-delà des simples considérations morales. Leur parole, trop souvent étouffée, est pourtant essentielle pour comprendre les mécanismes de l’oppression. Les personnes racisées ne sont pas muettes, mais leur accès à la tribune est limité par une société qui les déconsidère et les invisibilise. Les discours et actions de ces collectifs peuvent susciter des réactions vives, voire des désaccords, notamment lorsqu’ils remettent en question les politiques antiracistes traditionnelles. Cependant, c’est précisément dans ce débat que réside la force de leur combat : modifier les perspectives et ouvrir de nouveaux horizons pour une société plus juste. Source : cbaiCrédit Photo : cbai
Read MoreLaundry : Un regard cru sur l’Apartheid
Le film « Laundry » de la réalisatrice sud-africaine Zamo Mkhwanazi plonge le spectateur en 1968, dans un quartier réservé aux Blancs de Johannesburg, où la famille de Khutala tient une blanchisserie. Cette œuvre puissante explore la brutalité de l’apartheid et ses conséquences sur les Noirs sud-africains. Zamo Mkhwanazi s’inspire d’une histoire vraie, celle de sa mère, pour dénoncer les injustices du régime. Le film est un acte contre l’impunité, un appel à la reconnaissance des crimes commis et à la restitution des richesses volées. La photographie de Gabriel Lobos et le jeu nuancé des acteurs ajoutent à la puissance émotionnelle du film. « Laundry » a été acclamé au festival du film de Joburg et sera projeté au Festival International du Film et Forum sur les Droits de l’Homme de Genève en 2026. La réalisatrice souligne l’importance de raconter ces histoires pour lutter contre les mensonges et les injustices. « Laundry » est un rappel historique nécessaire, surtout à l’heure où les descendants d’Afrikaaners se disent discriminés en Afrique du Sud. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreÉgypte : Le tourbillon spirituel d’Afnan Shaher
Au Caire, une artiste a émerveillé le public avec une performance culturelle et spirituelle qui a duré près de deux heures. Vêtue d’une longue robe rouge, Afnan Shaher a tournoyé au son de la musique folklorique, interprétant un rituel ancestral qui la relie à la tradition des derviches tourneurs, issue des pratiques soufies de l’ordre Mevlevi. Cette discipline, longtemps dominée par les hommes, reste difficile d’accès pour les femmes, mais Afnan Shaher refuse de se laisser intimider par les critiques. « Si nous devenons tous identiques, rien ne se passera. Nous ne ferions que répéter les mêmes expériences. Dieu ne nous a pas créés pour cela », déclare-t-elle, déterminée à suivre sa propre voie. Pour elle, la danse tournoyante n’est pas seulement un spectacle, mais un rituel spirituel qui symbolise un cheminement intérieur vers une plus grande proximité avec Dieu. Cette dimension mystique en fait une forme de divertissement particulièrement appréciée pendant le ramadan, période marquée par la prière, la réflexion et le recueillement. Afnan Shaher espère voyager à travers le monde pour transmettre sa vision de cet art, qui permet aux femmes de se reconnecter à leur corps, à elles-mêmes, à leur âme et à la présence de Dieu en elles. L’organisatrice du spectacle, Hadeer Farghaly, souligne la dimension spirituelle de la soirée, qu’elle décrit comme un moment dédié à l’amour, l’amour de Dieu, de soi et de la liberté. En Égypte, le ramadan est aussi une période festive, avec des lanternes colorées, des chants traditionnels et des moments de partage. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreChouchou Lazare : l’artisan du raphia qui fait rayonner le Gabon
À Libreville, le styliste autodidacte Chouchou Lazare a fait du raphia, une fibre ancestrale et spirituelle du Gabon, son cheval de bataille. Avec ses créations de haute couture, il sublime cet héritage culturel et le propulse sur la scène internationale. Sur le balcon de son atelier, des fibres de raphia sèchent au soleil, attendant de se transformer en bustiers sculptés, jupes aériennes et silhouettes majestueuses. Pour Chouchou Lazare, le raphia est plus qu’une matière : c’est un héritage qu’il veut partager avec le monde. « Le raphia du Gabon est particulier, il est tissé très fin, c’est un textile qui mérite d’être montré », confie-t-il. Créatif depuis l’enfance, Chouchou Lazare a appris à maîtriser le raphia seul, sans jamais passer par une école de stylisme. Il est aujourd’hui président de l’Association des stylistes et créateurs du Gabon et accompagne la nouvelle génération de créateurs. Ses créations ont déjà ébloui des personnalités comme Emmanuel Macron et Brice Clotaire Oligui Nguema, et lui ont valu plusieurs prix internationaux, dont le premier prix du meilleur défilé à la Biennale internationale de design de Saint-Étienne. Éditeur responsable Bamtv Crédit Photo : Actu Orange
Read MoreGala Ubuntu 2026 : un événement pour les artisans du développement rural en Afrique
Le Gala Ubuntu se tiendra à Bruxelles le 25 avril 2026, avec pour objectif de valoriser et soutenir les initiatives innovantes qui transforment les territoires ruraux africains. Cet événement réunira 15 projets innovants issus de 10 pays, ainsi que des acteurs engagés de l’Afrique et de la diaspora. Organisé par SKILLS4AID, le Gala Ubuntu vise à créer un espace de dialogue, de reconnaissance et de levée de fonds pour soutenir les compétences et les initiatives qui ont un impact social significatif. Les institutions, partenaires, entreprises et acteurs du changement sont invités à se joindre à cette dynamique collective. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreKAPEENGA : l’harmonie entre tradition et modernité
KAPEENGA est une marque de maroquinerie qui célèbre l’artisanat africain traditionnel tout en proposant des créations contemporaines et élégantes. Chaque pièce est soigneusement pensée pour mettre en valeur le savoir-faire artisanal tout en s’inscrivant dans une vision moderne du style. KAPEENGA incarne une maroquinerie porteuse de sens, où chaque pièce raconte l’histoire d’un héritage revisité avec finesse. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreLa charpente du 15e siècle retrouve sa splendeur
La charpente de l’église Notre-Dame au Sablon, datant de 1451, a retrouvé sa splendeur après six mois de travaux de restauration. Ce chantier exceptionnel a nécessité l’intervention de spécialistes, comme Pascal Lemlyn, charpentier, et Aurore Burette, architecte, qui ont dû relever le défi de travailler avec des techniques et des matériaux utilisés au Moyen Âge. La charpente, qui culmine à 30 mètres de hauteur, était sérieusement dégradée en raison d’infiltrations d’eau récentes, elles-mêmes causées par des travaux menés il y a une trentaine d’années. Les artisans ont été surpris par l’état de conservation exceptionnel des poutres, qui ont traversé six siècles sans grands dommages. Pour Pascal Lemlyn, ce travail a été émouvant : « On découvre les gestes et les mains qui ont été posées il y a plusieurs siècles, sur les mêmes pièces de bois. En refaisant les mêmes gestes, on ne peut s’empêcher de penser à leurs conditions de vie et de travail ». Aurore Burette souligne la particularité de cette charpente, qui compte 3 niveaux de ferme (d’assemblage) : « Les charpentiers d’autrefois ont beaucoup à nous apprendre, notamment en matière d’économie de matériaux et d’utilisation de matériaux bio-sourcés ». Éditeur responsable Bamtv
Read MoreGhetts : une carrière musicale brisée par un drame routier
Le tribunal de Londres a condamné mardi le rappeur britannique Ghetts, de son vrai nom Justin Clarke-Samuel, à 12 ans de prison pour homicide par conduite dangereuse. L’artiste de 41 ans avait plaidé coupable des faits après avoir mortellement percuté un étudiant népalais de 20 ans, Yubin Tamang, le 18 octobre 2025. Selon l’enquête, Ghetts roulait à 110 km/h dans une zone limitée à 48 km/h et a franchi six feux rouges, circulé sur le trottoir et percuté un motocycliste et un autre véhicule avant l’accident. Il conduisait avec 1,5 fois la dose autorisée d’alcool dans le sang et a poursuivi sa route sur près de 13 kilomètres sans appeler les secours. Dans une lettre à la famille de la victime, Ghetts a exprimé ses regrets et ses remords pour son « acte non intentionnel ». Cependant, son passé judiciaire, qui compte 12 condamnations, notamment pour vol et infractions routières, a pesé lourd dans la sentence. Ghetts est considéré comme un pionnier du grime, un genre musical qui mélange la house et le rap. Il a collaboré avec des artistes renommés tels que Stormzy et Ed Sheeran et s’est produit à plusieurs reprises au festival de Glastonbury. Éditeur responsable Bamtv Crédit Photo : Yahoo
Read MoreRetour sur LisangAfrika : Une soirée sous le signe de la valorisation afro
Le 31 janvier 2026, l’événement LisangAfrika a réuni un public engagé autour d’un objectif commun : promouvoir et consommer afro. Cette soirée a été l’occasion de rencontres enrichissantes, d’échanges fructueux et de connexions significatives entre les participants. Nous tenons à remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont répondu présent pour découvrir, soutenir et échanger avec les entrepreneurs et acteurs engagés présents lors de cet événement. Chez BAM TV, nous sommes fiers de contribuer à ces initiatives qui mettent en lumière les talents, les initiatives et l’économie afro-européenne. Revivez les moments forts de cette soirée en images et restez connectés, car d’autres événements sont à venir très bientôt. Éditeur responsable Bamtv
Read MoreLe Festival Amani : La culture comme arme contre l’insécurité à Goma
Le Festival Amani, symbole de la résilience et de la culture dans l’est de la République démocratique du Congo, se tiendra exceptionnellement à Lubumbashi du 10 au 12 avril 2026, en raison de l’insécurité persistante dans la région de Goma. Cette délocalisation est une décision difficile, mais nécessaire, selon Augustin Mosange, directeur du foyer culturel de Goma. Le Festival Amani, créé en 2014, est un événement emblématique qui promeut la paix et le vivre-ensemble dans une région marquée par des décennies de conflits armés. Les habitants de Goma sont déçus de voir le festival quitter leur ville, mais comprennent la décision. Francisca Dev, habitante de Goma, confie : « J’ai été triste, parce qu’on a l’habitude d’organiser ce grand festival qui réunit la population de Goma, qui redonne le sourire à certaines personnes… et voilà, ça a été dur. » Pour les artistes, la musique est un acte de résistance face à l’insécurité. Pinochet Kasay, musicien et participant régulier du festival, explique : « Il y a des messages de paix qui se préparent au niveau local et moi je sais que beaucoup d’artistes qui sont là vont toujours donner de la force à ce festival. » Malgré la délocalisation, l’esprit du Festival Amani reste intact : promouvoir la culture comme levier de paix et d’espoir dans une région où la guerre a trop longtemps tenté de faire taire les voix de la jeunesse. Éditeur responsable Bamtv
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