Afrique : Tchad endeuillé par Boko Haram

Le gouvernement tchadien a décrété trois jours de deuil national à la suite de l’attaque imputée aux djihadistes de Boko Haram, survenue mercredi dans la région du lac Tchad et ayant coûté la vie à deux officiers généraux. Durant cette période, les drapeaux seront mis en berne sur l’ensemble du territoire et toute manifestation à caractère festif est prohibée. Par cette décision, les autorités entendent honorer la mémoire des victimes, qualifiées de « martyrs ». Cette attaque s’inscrit dans une série d’offensives meurtrières. Lundi dernier, vingt-quatre militaires ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessés lors d’un assaut mené contre la base militaire de Barka Tolorom. Le Tchad avait déjà été durement éprouvé en octobre 2024, lorsqu’une incursion de Boko Haram contre une position militaire située dans le bassin du lac Tchad avait occasionné la perte d’une quarantaine de soldats. Éditeur responsable Bamtv

Read More

Mali : Bamako change d’épée

Au Mali, le général Elisée Jean Dao, issu de la Garde nationale, a été promu au grade de général de division et nommé Chef d’État-Major Général des Armées. Il succède au général Oumar Diarra, en poste depuis le 1er septembre 2020, désormais désigné ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Assimi Goïta. Cette recomposition de la hiérarchie militaire survient dans un climat sécuritaire extrêmement précaire. Les Forces armées maliennes affrontent une intensification des attaques armées et une pression grandissante des groupes djihadistes dans le nord et le centre du pays. Les autorités ont perdu le contrôle de Kidal ainsi que de plusieurs localités septentrionales et centrales, tandis que les formations armées menacent à présent les abords de Bamako. Face à cette crise, l’armée a entrepris une vaste réorganisation de son dispositif sécuritaire, assortie de multiples arrestations et enlèvements visant des personnalités politiques et des membres de la société civile. Selon des sources sécuritaires citées par l’AFP, des figures de l’opposition telles que Mountaga Tall, Youssouf Daba Diawara et Moussa Djire comptent parmi les personnes portées disparues ou interpellées. Mountaga Tall est soupçonné de tentative de déstabilisation, quand les autres sont accusés d’entretenir des liens avec Mahmoud Dicko et Oumar Mariko, deux opposants actuellement en exil. Le parquet militaire malien a affirmé, le 1er mai, détenir des « preuves solides » impliquant certains militaires dans la « planification, la coordination et l’exécution » des récentes attaques terroristes. Éditeur responsable Bamtv

Read More

Botswana – Gaborone : Quand l’art épouse l’athlétisme

Depuis les gradins du stade, des artistes botswanais saisissent l’instant. Par leurs œuvres, ils figent les temps forts d’une compétition inédite. Pour la première fois, le World Athletics Relays s’est déroulé sur le continent africain. Gaborone, capitale du Botswana, a accueilli cette manifestation d’envergure internationale. « Tout ce projet s’articulait autour du concept du sport et de l’art. Quand le sport rencontre l’art. Il s’agissait donc simplement de saisir l’effervescence, l’énergie, vous voyez, la joie de l’événement », confie Gomolemo Kgosimodimo, artiste de 37 ans. Sur la piste comme dans les tribunes, l’édition 2026 de Gaborone a tenu ses promesses. Le public a répondu massivement présent, plaçant le Botswana sous le feu des projecteurs internationaux. Pour ces créateurs, la compétition a constitué une occasion de mettre en lumière leur talent et, surtout, de révéler les passerelles entre discipline sportive et expression artistique. « Je pense que les athlètes sont des artistes, une autre forme d’art, car l’art ne se limite pas au dessin ou à la création. Courir, c’est aussi de l’art ; la façon dont on court, c’est de l’art ; la façon dont on se construit physiquement, c’est de l’art », souligne Bezuba Kaunda, présent lors de l’événement. Entre art, culture et performance sportive, les World Athletics Relays de Gaborone 2026 s’inscriront dans l’histoire comme la première compétition mondiale d’athlétisme organisée sur le sol africain. Éditeur responsable Bamtv

Read More

Afrique : Naufrage sanitaire au Cap-Vert

Les 149 passagers et membres d’équipage du navire de croisière MV Hondius demeurent immobilisés au large du Cap-Vert. Le bâtiment est suspecté de constituer un foyer d’hantavirus, pathologie potentiellement létale. Un ressortissant britannique, évacué vers l’Afrique du Sud, a été testé positif. Les autorités sud-africaines exhortent désormais toute personne ayant été en contact avec les occupants du navire à se manifester sans délai. « Ne perdez pas de temps, rendez-vous simplement à l’établissement de santé le plus proche pour un dépistage et un test afin que nous puissions nous assurer que vous n’avez effectivement pas contracté ce virus mortel », a déclaré Foster Mohale, porte-parole du ministère sud-africain de la Santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé, trois décès seraient à déplorer : un couple néerlandais et un ressortissant allemand. Une enquête est en cours afin d’établir avec certitude les causes des décès. À ce stade, aucun autre cas suspect n’a été relevé à bord, hormis deux membres d’équipage souffrants. La situation fait l’objet d’une surveillance étroite. « Au cours des 20 dernières heures, une importante équipe médicale, composée de deux médecins, d’une infirmière et d’un technicien de laboratoire, s’est rendue à trois reprises sur le bateau pour évaluer la situation et apporter l’aide médicale nécessaire. C’est donc la solution retenue. Nous prévoyons ensuite une évacuation médicale », a indiqué Ann Lindstrand, représentante de l’OMS au Cap-Vert. Le navire n’a pas reçu l’autorisation d’accoster à Praia. Les autorités capverdiennes ont sollicité auprès du Royaume-Uni et des Pays-Bas l’envoi d’ambulances aériennes. Plusieurs options sont à l’étude pour l’accueil du bâtiment, notamment les îles de Las Palmas et de Tenerife, en Espagne. L’incertitude persiste, tandis que les passagers demeurent dans l’attente d’un port sûr où débarquer. Éditeur responsable Bamtv

Read More

Congrès AIPS : Edem Attipoe, l’encre togolaise sur le podium

Le journalisme sportif du Togo vient de conquérir une nouvelle distinction continentale. À l’issue du 88ᵉ Congrès de l’Association internationale de la presse sportive, réuni en Suisse du 9 au 14 avril 2025, les classements régionaux des AIPS Sport Media Awards ont été dévoilés. La publication du palmarès africain, intervenue ce 25 avril, a mis en exergue le nom d’Edem Attipoe. Le reporter togolais s’est hissé à la troisième place dans la catégorie « Profil d’athlète », grâce à son œuvre intitulée « Que sont-ils devenus ». Cette production a été louée pour la densité de son récit et pour l’art avec lequel elle exhume des trajectoires de sportifs jadis éclipsées par l’oubli. L’auteur y conjugue mémoire, analyse et humanité, révélant des itinéraires singuliers qui transcendent le seul cadre compétitif. Cette consécration atteste l’essor qualitatif de la presse sportive togolaise, désormais conviée avec régularité aux grandes joutes médiatiques internationales. Elle illustre, en outre, l’aptitude des plumes du pays à concevoir des contenus originaux, rigoureux et enracinés dans le terreau africain. Le Bureau exécutif de l’Association des Journalistes Sportifs du Togo a tenu à saluer la performance d’Edem Attipoe, l’exhortant à poursuivre son ascension lors des prochaines éditions. Au-delà de l’exploit individuel, ce succès consacre une ambition partagée : ériger durablement le Togo au rang de référence continentale en matière de journalisme sportif. Éditeur responsable Bamtv

Read More

Burundi : Évariste Ndayishimiye, la reconquête annoncée

Le parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, a désigné le président Évariste Ndayishimiye comme candidat à l’élection présidentielle prévue l’année prochaine. L’annonce a été diffusée sur le réseau X. Âgé de 57 ans, M. Ndayishimiye dirige cette nation d’Afrique de l’Est depuis 2020, ayant succédé au président Pierre Nkurunziza, resté longtemps à la tête de l’État. Il sollicitera donc un nouveau mandat de sept ans, bien qu’aucune date précise n’ait encore été arrêtée pour la tenue du scrutin. En réaction, le chef de l’État a exprimé sa gratitude sur la même plateforme : « Je remercie les membres du parti de m’avoir accordé leur confiance. » Depuis son accession au pouvoir, le président a alterné entre une relative ouverture destinée à tempérer l’influence de hauts gradés et le maintien d’un contrôle étroit sur les institutions. Les Nations unies ainsi que plusieurs organisations non gouvernementales ont dénoncé des atteintes aux droits fondamentaux dans ce pays enclavé de quinze millions d’habitants. Reporters sans frontières classe le Burundi au 125e rang sur 180 en matière de liberté de la presse. Le ministre des Médias et de la Communication a perdu la vie ce mois-ci dans ce que les autorités qualifient d’accident de la circulation. Certaines sources émettent néanmoins des doutes quant aux circonstances exactes du décès, qui feront l’objet d’une enquête. Par ailleurs, l’ancien Premier ministre, le général Alain-Guillaume Bunyoni, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour tentative de coup d’État, a été remis en liberté le mois dernier pour motifs médicaux. M. Ndayishimiye assure en outre la présidence de l’Union africaine, mandat d’un an qu’il exerce depuis février. Éditeur responsable Bamtv Crédit Photo : République Togolaise

Read More

Guinée – Littérature : Conakry, l’encre en partage

À l’occasion de l’inauguration de la 18e édition du festival 72h du Livre, la capitale guinéenne a réaffirmé avec éclat que la littérature excède la simple passion : elle constitue une culture, un héritage et l’emblème même de Conakry. Sacrée Capitale mondiale du livre par l’UNESCO en 2017, puis admise en 2025 au sein du réseau des villes créatives en littérature, Conakry conforte son rôle de phare culturel de l’Afrique de l’Ouest. Cette année, l’événement s’est pour la première fois déployé jusqu’à Forecariah, consacrant ainsi une délocalisation inédite. Depuis quatre ans, le concours Miss Littérature figure parmi les moments saillants du festival. Loin des poncifs des compétitions esthétiques, cette joute distingue de jeunes femmes dont le talent et l’ardeur pour les lettres transcendent toute considération physique. Lauréate 2026 et étudiante en médecine dentaire, Aïssatou Kamano confie son enthousiasme : « La littérature m’habite, la lecture me passionne. Lorsque j’ai découvert Miss Littérature, je me suis dit : pourquoi ne pas tenter l’aventure aux côtés d’autres amoureux des mots ? » Ses dauphines, Kadidjatou Barry, étudiante en communication, et Mariama Camara, élève de douzième, incarnent la même ferveur. Pour Kadidjatou, les lettres sont davantage qu’un loisir : « Elles m’ont bercée dès l’enfance. J’ai grandi entourée d’ouvrages en français, en arabe, en poular… Dans ma famille, l’on ne converse que de littérature, écrite ou orale. Elle est le moteur de mon épanouissement, elle est mon essence même. » Mariama, benjamine de la compétition, retient une expérience formatrice : « Ce fut une aventure extraordinaire. J’y ai beaucoup appris et rencontré des personnes qui m’ont considérablement enrichie. Je n’en garde que des bénéfices et j’invite d’autres jeunes à s’engager dans ce type de concours. » L’assistance, conquise, saluait l’initiative. Ancienne participante, Thérèse Akapo souligne la nécessité de valoriser les ressources intellectuelles des jeunes femmes : « L’on se concentre trop souvent sur l’apparence. Or il est essentiel de révéler le potentiel, le talent et la passion qui les animent. » Cette 18e édition, qui se prolonge jusqu’au 28 avril à Forecariah, atteste que le festival 72h du Livre dépasse le simple rendez-vous littéraire : il célèbre la diversité, l’intelligence et l’amour des mots, unissant toutes les générations guinéennes. Éditeur responsable Bamtv

Read More

Maroc-Culture : Rabat, musée à ciel ouvert

À l’occasion du 11e « JIDAR Rabat Street Art Festival », des artistes issus de divers horizons ont métamorphosé les façades de la capitale marocaine en vastes toiles urbaines. Parmi les créateurs conviés figure l’Équatorien Oscar Medina, dont l’œuvre déploie un bestiaire et une symbolique oniriques, allant d’un oiseau monumental tenant le soleil et la lune à un portrait énigmatique, en passant par des évocations de la savane africaine et des icônes du quotidien marocain. « Ma démarche s’appuie invariablement sur des croquis que j’exécute presque quotidiennement, puis sur des collages élaborés à partir de ces études », confie Oscar Medina. « En apprenant ma venue au Maroc, j’ai composé un collage à partir d’esquisses antérieures. Le propos central demeure le voyage, la nature et les éléments qui nous façonnent en tant qu’êtres humains. » Non loin, l’artiste sud-africain Keya Tama a orné un édifice d’un lion majestueux, cerné de verdure. Il souligne la portée de cette effervescence artistique : « En Afrique, ce n’est que le commencement. Ceux qui se sont illustrés dans la peinture murale l’ont fait avant tout par amour de cet art. La sincérité et le sens de la communauté qui émanent de leurs œuvres occupent désormais une place essentielle dans le dialogue artistique mondial. » Pour Salaheddine Malouli, directeur artistique du festival, ces manifestations ont profondément transformé la perception de l’art urbain au Maroc. « Les fresques monumentales ont ouvert la voie aux artistes locaux. Jadis embryonnaire, la scène marocaine du street art s’est structurée au fil des éditions, jusqu’à constituer aujourd’hui une communauté significative. L’impact sur le regard que porte la société sur cette discipline est considérable. » Au total, quinze fresques monumentales jalonnent la ville, faisant de Rabat une galerie à ciel ouvert où tous les styles s’offrent au regard de chacun. Éditeur responsable Bamtv

Read More

Bénin/Présidentielle : Wadagni investi vainqueur

Au Bénin, Romuald Wadagni a été officiellement proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 12 avril dans cet État d’Afrique de l’Ouest, d’après les résultats définitifs publiés jeudi par la Cour constitutionnelle. La haute juridiction confirme ainsi les résultats provisoires annoncés la semaine dernière, qui lui attribuaient déjà 94 % des suffrages exprimés, contre un peu moins de 6 % pour son unique adversaire, Paul Hounkpe. Romuald Wadagni entrera en fonction le 24 mai prochain. Il devra faire face à des défis considérables, notamment l’insécurité qui sévit dans la partie septentrionale du pays, en raison d’attaques imputées à des groupes djihadistes, ainsi qu’à un fossé persistant entre les catégories les plus aisées et les plus démunies. Des observateurs estiment qu’il pourrait s’inscrire dans la continuité de la politique conduite par Patrice Talon, dont il a été le ministre des Finances durant une décennie. À la tête de ce portefeuille, il a contribué à l’assainissement des finances publiques béninoises. Sous son action, le déficit budgétaire national a été réduit d’un tiers pour s’établir à 3 % du PIB. Éditeur responsable Bamtv

Read More

Diplomatie : Le Caire et Helsinki se rapprochent

Au Caire, le président de la République arabe d’Égypte, Abdel Fattah Al-Sissi, s’est entretenu ce mardi avec son homologue de la République de Finlande, Alexander Stubb. Cette visite, la première effectuée par un chef d’État finlandais en Égypte depuis celle de la présidente Tarja Halonen en 2009, témoigne d’une volonté réciproque de consolider la coopération bilatérale entre les deux nations. Au cours d’une conférence de presse conjointe, le chef de l’État égyptien a évoqué la situation au Soudan ainsi que les efforts entrepris en vue de parvenir à un accord de cessez-le-feu. Le conflit au Moyen-Orient a également figuré à l’ordre du jour. « Je réaffirme que la position égyptienne, qui préconise la préservation de l’unité du Soudan et de l’intégrité de son territoire, et qui récuse toute tentative tendant à le diviser ou à instituer des entités parallèles, constitue une ligne rouge pour la sécurité du peuple égyptien », a déclaré le président Abdel Fattah Al-Sissi. Pour le président Alexander Stubb, la coopération revêt un caractère essentiel, eu égard notamment à l’évolution de la conjoncture internationale. « Nous considérons que les défis futurs du Moyen-Orient et de l’Europe sont de plus en plus convergents et communs. Nos sociétés sont pacifiques et nos États entendent poursuivre le développement d’un système international fondé sur des règles et des normes partagées. Nous pâtissons néanmoins des décisions arrêtées par certains dirigeants à travers le monde qui ne partagent pas cette même aspiration. Nous nous trouvons ainsi à supporter le coût de conflits dont nous ne sommes en rien responsables, mais dans lesquels nous sommes néanmoins contraints de nous impliquer », a exposé le chef de l’État finlandais. Les délégations des deux pays ont par ailleurs examiné les possibilités de partenariats dans divers secteurs. Éditeur responsable Bamtv

Read More