Bruxelles : l’urgence du MR balayée au Parlement
La proposition du Mouvement Réformateur visant à modifier en urgence le règlement du Parlement bruxellois afin de renforcer le respect du code de déontologie et de permettre des sanctions en cas de manquement grave a été largement rejetée vendredi en séance plénière. Portée par la cheffe de groupe Clémentine Barzin, l’initiative entendait convoquer sans délai la commission du Règlement pour instaurer une sanction à l’encontre d’un élu en cas de violation avérée de la séparation des pouvoirs. Une demande qui faisait suite aux révélations selon lesquelles un député bruxellois aurait sollicité le procureur du Roi en vue d’obtenir la libération d’un détenu.
Aucun autre groupe n’a soutenu la démarche des libéraux francophones. Seuls Groen et la N-VA se sont abstenus, tandis que l’ensemble des autres formations a marqué son opposition, renvoyant le texte à la procédure parlementaire ordinaire. Loin de faire l’unanimité, la méthode prônée par le MR a suscité de vives critiques dans l’hémicycle.
À cet égard, les réactions n’ont pas tardé à se faire entendre. « Quand on veut changer un règlement, il ne faut pas le faire n’importe comment, avec précipitation, dans la presse », a fustigé le chef de groupe PS Jamal Ikazban, dénonçant un « deux poids, deux mesures ». Un sentiment partagé par Alain Deneef pour Les Engagés, qui a dit refuser « les examens en urgence ou les coups de com », tandis que Sven Gatz a rappelé qu’un règlement ne doit jamais être modifié dans la précipitation. Même fermeté du côté de l’opposition, où Zakia Khattabi pour Ecolo et Jonathan de Patoul pour DéFI ont appelé à ne pas faire « de cinéma » sur une question jugée trop grave, estimant que l’urgence réside d’abord dans la levée de l’opprobre pesant sur l’ensemble des élus.
Crédit Photo : Belgaimage

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