Bruxelles : le Palais Royal rouvre ses fastes
Au cœur de la capitale belge, face à la verdure du parc, s’élève depuis des siècles l’édifice qui incarne la représentation de la monarchie : le Palais Royal de Bruxelles. Si le souverain y exerce ses fonctions officielles, il n’y réside pas, sa demeure demeurant le château de Laeken. Érigé sur les vestiges du palais du Coudenberg ravagé par l’incendie de 1731, le bâtiment actuel est le fruit d’une longue gestation qui s’étend de la période autrichienne au règne d’Albert Ier en 1934. Sous l’impulsion de Léopold II, désireux de doter la nation d’un écrin à la hauteur de son prestige, puis au gré des remaniements du début du XXe siècle, la façade néoclassique s’imposa et conféra au palais sa physionomie définitive.
S’étendant sur près de 50 mètres, il surpasse même en ampleur Buckingham Palace et fait face au Palais de la Nation, rappelant ainsi la complémentarité symbolique entre le Parlement et la Couronne au sein de la monarchie constitutionnelle.Lieu de travail du roi et de ses collaborateurs, cette demeure prestigieuse se consacre aux réceptions d’État et aux solennités institutionnelles. C’est en ses murs que sont accueillis les chefs d’État étrangers et les plus hautes autorités du pays, dans un cadre voué à la dignité des fonctions royales. Après trois années de rénovation, le palais rouvre cet été au public, comme chaque année de juillet à septembre. Cette ouverture saisonnière, désormais très prisée, permet de pénétrer l’intimité protocolaire d’un monument longtemps tenu à l’écart des regards.
Le parcours invite à suivre les pas du souverain à travers ses espaces les plus emblématiques. La salle du trône impose par sa grandeur, la salle de l’Empire rappelle l’élégance des grandes réceptions, tandis que le grand escalier d’honneur et les salons de réception témoignent du faste protocolaire. L’attention se porte toutefois avec un intérêt particulier sur la salle des Glaces, dont le plafond, recouvert de milliers d’élytres de scarabées vert métallisé par l’artiste Jan Fabre, constitue une alliance saisissante entre héritage monarchique et création contemporaine.
Crédit Photo : © visit.brussels – Jean-Paul Remy / Palais Royal

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