Bruxelles : cinq mois d’équilibre au sein d’un gouvernement à sept partis - Belafrika Media TV

Bruxelles : cinq mois d’équilibre au sein d’un gouvernement à sept partis

Cinq mois après une gestation de 600 jours, le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale s’emploie à asseoir son action. Réuni à Val Duchesse pour un dernier conseil des ministres avant la pause estivale, l’exécutif composé de sept formations politiques dresse un premier bilan de sa cohabitation.

Boris Dilliès et Ahmed Laaouej, figures de proue du pôle francophone, s’accordent sur la difficulté de l’exercice : conjuguer la rigueur budgétaire avec l’urgence sociale, dans un contexte marqué par la crise institutionnelle du Foyer anderlechtois. L’objectif affiché dès l’entrée en fonction le 14 février demeure inchangé, à savoir rétablir une trajectoire budgétaire crédible pour parvenir à l’équilibre en 2029.

La méthode retenue se veut volontariste mais mesurée. Aucune contribution n’a été réclamée aux communes et le soutien au secteur associatif, notamment via le maintien des emplois ACS, a été préservé, dans une logique d’efforts sans austérité aveugle.

Sur le plan fiscal, des gestes concrets ont été posés afin de préserver le pouvoir d’achat : doublement de la prime Be Home pour alléger le précompte immobilier et réduction de 1% de l’impôt sur les personnes physiques. Au-delà de ces mesures communes, les priorités divergent selon les sensibilités. Boris Dilliès met l’accent sur la sécurité, la mobilité et la simplification administrative, avec notamment l’avancement du Plan Gare et la suppression programmée des trottinettes partagées en 2027.

Ahmed Laaouej insiste pour sa part sur le logement, la santé et l’éducation, citant plus de 130 millions d’euros investis dans la rénovation hospitalière et la nécessité de lutter contre le décrochage scolaire.

L’action gouvernementale a toutefois été entravée par la crise du Foyer anderlechtois. Le ministre-président reconnaît que ce dossier a « pollué » les derniers mois de travail. Pour y remédier, un commissaire spécial a été désigné jusqu’à fin novembre afin de rétablir le fonctionnement des organes de gestion.

Le Parlement bruxellois a parallèlement mené un travail de contrôle approfondi, avec plus de 150 heures d’auditions et 40 personnes entendues. Dans cette majorité hétérogène, le maître-mot reste le respect de l’accord de gouvernement et des partenaires. « C’est probablement le gouvernement le plus complexe du royaume », admet Boris Dilliès, qui estime que, pour l’heure, l’équilibre tient.

Éditeur responsable Bamtv

Crédit photo : Belgaimage

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